“Johnny Depp est un homme qui battait son épouse, et c’est un imbécile qui a cru qu’il pourrait retourner les preuves accumulées contre lui.” The Sun ne cache pas sa satisfaction, mardi 3 novembre. La veille, le tabloïd britannique a remporté un procès en diffamation intenté par l’acteur américain. La publication était poursuivie pour avoir qualifié Depp de “mari violent” dans l’un de ses articles, publié en 2018. The Sun faisait alors allusion aux accusations de son ex-femme, Amber Heard, et à une injonction d’éloignement qu’elle avait réclamée à son encontre deux ans plus tôt.

Ses avocats, pleins d’arrogance, pensaient manifestement que sa fortune, son statut de vedette, ses amis haut placés et son charme hollywoodien pèseraient plus lourd dans la balance.” Finalement, la justice britannique a estimé qu’“Amber Heard s’était ‘sentie en danger de mort’ lors ‘d’attaques violentes et répétées’ de la part de Johnny Depp”. Une “victoire pour l’actrice qui a fourni des preuves [contre son ex-époux] avec un immense courage”, et malgré les efforts de ce dernier pour l’en dissuader, salue The Sun. “Nous espérons qu’elle inspirera d’autres femmes et que son exemple les convaincra que quel que soit le statut de leur agresseur, elles peuvent parler et être crues.”

La carrière de Johnny Depp dans les mains de JK Rowling

De son côté, The Irish Times souligne “qu’Amber Heard a également perdu dans cette histoire. Sa vie privée a été disséquée, tout comme sa personnalité, son possible penchant pour l’alcool”, alors qu’elle “n’était pas à l’origine de la plainte, n’a eu aucune influence sur la façon dont l’affaire a été traitée et n’était manifestement présente qu’en tant que témoin”. Pour le journal irlandais, cette procédure met également définitivement un terme à l’illusion d’un Hollywood glamour. “[Cette affaire] jette une nouvelle fois une lumière crue sur cette culture infecte où des stars de Hollywood se croient tout permis et où des hommes comme Harvey Weinstein sont libres de harceler en toute impunité.”

Désormais, la suite de la carrière de l’Américain s’inscrit en pointillé, avance The Times. L’acteur est censé apparaître dans le troisième volet des Animaux fantastiques, adapté d’un livre écrit par JK Rowling. Mais y participera-t-il vraiment ? Le fameux article visé par Johnny Depp demandait comment l’autrice britannique, “qui a su faire le récit poignant de sa propre expérience des violences domestiques”, pouvait “être heureuse” à l’idée de voir l’acteur américain à l’affiche. Et le quotidien de conclure : “Il serait fantastiquement aberrant que Rowling prenne le parti d’un homme qui a traité son ex-épouse avec une telle cruauté.”