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Palmeiras vs Santos, le «  classique de la nostalgie  » définit la finale des Libertadores

El Verdao et El Peixe, deux des plus anciennes équipes du Brésil, disputeront la finale de la Copa Libertadores au stade Maracana de Rio de Janeiro. L’événement arrive au Brésil au milieu de l’urgence sanitaire qui persiste dans le pays après l’épidémie de Covid-19.

Ce sera la troisième fois que deux équipes brésiliennes joueront en finale de la Copa Libertadores. La première fois que cela s’est produit, c’était en 2005, lorsque Sao Paulo battait l’Atlético Paranaense, et un an plus tard, Sao Paulo tomberait face à l’Internacional de Porto Alegre.

Bien qu’ayant disputé 295 matches entre eux, ce sera la première fois que les finalistes se retrouveront dans un tournoi international. Dans l’historique, Verdao (comme on l’appelle Palmeiras) domine les statistiques avec 125 victoires, en plus d’avoir réalisé 77 nuls. Le «Peixe», comme on l’appelle Santos et qui signifie poisson, a remporté 93 duels.

Quant aux «Libertadores», les deux clubs arrivent comme les plus réguliers du tournoi. Palmeiras a remporté neuf des 12 matchs, marquant 32 buts et en recevant quatre. De son côté, Santos, a remporté huit matchs, fait match nul trois et n’est tombé qu’une seule fois. De plus, il a marqué 20 buts et reçu huit contre.

Pour Peixe, la coupe s’annonce comme une bouée de sauvetage dans la saison après un mauvais moment dans le championnat local. L’équipe dirigée par Alexi Stival a chuté dans trois de ses cinq derniers défis, occupant la dixième position et maintient actuellement une place dans la Copa Sudamericana.

Un classique pour la couronne continentale

La rivalité entre Palmeiras et Santos, bien que n’étant pas l’une des principales du Brésil, est très importante pour les fans. C’est ce qu’on appelle le «  classique de la nostalgie  » et c’est parce qu’ils sont deux des plus anciennes équipes du football brésilien et que les deux ont été mis en évidence dans les années 1960.

Santos, fondée en 1912, a acquis une renommée internationale au cours de la décennie susmentionnée pour avoir dans ses rangs Edson Arantes do Nascimento, mieux connu sous le nom de Pelé, et avoir remporté deux de ses trois «Libertadores» (1962, 1963). Le troisième, viendrait en 2011 de la main de Neymar Jr.

Palmeiras a été fondée en 1914 et a atteint sa première finale en 1961 où elle est tombée à Peñarol de l’Uruguay. En 1968, il atteint une nouvelle finale, battu par Estudiantes de La Plata d’Argentine.

Sa réputation de finaliste a été effacée en 1999, quand il a soulevé la coupe au détriment du Deportivo Cali de Colombie, et un an plus tard, en 2000, il a cédé en finale à Boca Juniors de l’Argentine.

Sécurité renforcée à Rio de Janeiro pour éviter une augmentation des infections

La finale de la Copa Libertadores servira de débouché au Brésil, qui est le troisième pays le plus touché par l’épidémie de Covid-19 et qui présente actuellement un moment critique avec un rebond des cas et l’effondrement de la santé à Manaus, la plus grande ville de l’état d’Amazonas.

Malgré le fait que les autorités de la Conmebol aient annoncé qu’il n’y aurait pas de public dans le stade, au moins 5 000 invités sont attendus.

Des dizaines de supporters des deux équipes ont déménagé de Sao Paulo à Rio de Janeiro pour soutenir leur club, les autorités ont donc annoncé un renforcement de la sécurité, notamment pour empêcher les supporters de rompre avec la distanciation sociale.

« Ce sera une approche sociale et éducative (…) Nous ne prévoyons pas devoir recourir à la force pour disperser d’éventuelles foules. Tout se fera par le dialogue », a déclaré le porte-parole de la police de Rio, Ivan Blaz.

Le vainqueur du duel du 30 janvier, en plus d’atteindre la gloire continentale, sera le représentant de la Conmebol à la prochaine Coupe du monde des clubs, qui débutera au Qatar à partir du 1er février.

Avec EFE et Reuters

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