Economie

L’inflation rampante et les taux d’intérêt élevés sont la nouvelle réalité en Amérique

La variation de l’indice des prix à la consommation en Colombie était de 9,23% en avril par rapport au même mois de 2021, la plus élevée depuis 2008. Mais ce pays n’est pas le seul de la région avec des prix historiquement élevés, qui obligent les consommateurs aux banques centrales à passer à l’action.

L’alimentation et l’habillement ont encore alimenté un phénomène inflationniste déjà croissant en La Colombie en avril, ce qui a fait grimper les prix du panier familial comme ils ne l’avaient pas fait il y a près de 22 ans.

Le Département administratif national des statistiques (Dane) a indiqué que jusqu’à présent ce mois-ci, l’inflation s’élevait à 1,25 % par rapport à mars, suivant une trajectoire ascendante atypique née avec la pandémie et renforcée par la guerre en Ukraine.

La situation est reproduite dans toute la région -et une grande partie du monde-. États Unis lutter contre sa plus forte inflation en 40 ans, Mexique Oui Argentine ils le font contre le plus haut niveau en 20 ans, Brésil pas vu une telle hausse en 18 ans et le Chili Ce n’était plus le cas depuis 2004.


L'inflation en Amérique latine
L’inflation en Amérique latine ©France 24

Plus l’inflation est élevée, plus les taux sont élevés

Comment stopper l’inflation sans stopper brutalement la croissance ? C’est la tâche compliquée à laquelle sont confrontées les banques centrales. L’inflation galopante aligne les banquiers centraux dans un appel urgent.

La Réserve fédérale a procédé mercredi à sa plus forte hausse de taux en 22 ans, la Colombie a doublé son taux directeur en seulement quatre mois, et le Brésil et le Chili ont également relevé leurs taux cette semaine. Ils ont tous un seul objectif : faire face à l’inflation.

Dans le cas de la Colombie, la Banco de la República a entamé en septembre un cycle de hausse des taux d’intérêt pour éviter que l’indice des prix, aujourd’hui à plus de 9 % sur un an, ne continue de s’éloigner trop de l’objectif d’inflation, ce qui est de 3%.

Mais la hausse des taux d’intérêt, en ralentissant la consommation, peut aussi peser sur la reprise économique. Et c’est une autre tâche que les banques centrales ne doivent pas oublier.

Avec Reuters et AP