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Environ 16 millions de Français sont appelés aux urnes pour participer au jour du deuxième tour des élections municipales, dans les 5 000 territoires où le premier tour n'a pas été décisif. À titre préventif contre la contagion, les personnes atteintes doivent respecter l'utilisation de masques de protection.

Ce dimanche 28 juin, les 5 000 communes de France dans lesquelles le premier tour électoral n'a pas été décisif vont mener la journée pour élire leurs nouveaux maires.

Cette date a été fixée par le gouvernement d'Emmanuel Macron et annoncée par le Premier ministre, Édouard Philippe, depuis le 22 mai, lorsque ledit représentant a expliqué qu'elle pourrait même être inversée en fonction de l'évolution de la pandémie.

Par la suite, le 27 mai, l'administration française a présenté un décret pour appeler les urnes de près de 16 millions d'électeurs, qui envisage la mise en œuvre de mesures de prévention des infections, telles que l'utilisation d'un masque et l'élimination du gel hydro-alcoolique. aux points électoraux.

Selon les autorités, si le comité scientifique en charge de la gestion de l'urgence sanitaire due à la propagation de l'épidémie de coronavirus avait recommandé le report de la journée, un projet de loi, également présenté en mai, aurait permis sa reprogrammation au plus tard en janvier 2021.

Chaque citoyen qui se rend dans les collèges électoraux habilités au processus devra apporter son stylo pour signer l'inscription et choisir le candidat de son choix sur la carte qu'il recevra des délégués de chaque table, qui devront également porter un masque. sur une base obligatoire, comme indiqué par Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur.

À titre de mesures complémentaires suggérées par le comité scientifique, il y a aussi la nomination de délégués votants ne faisant pas partie du groupe à risque (patients atteints de cancer, de diabète ou de plus de 60 ans), la mise en place d'une ligne d'accès spéciale au point de vote afin de préserver la distance entre les participants et le maintien de la ventilation naturelle des espaces de vote, grâce à l'ouverture des portes et fenêtres des bureaux.

Quels seront les enjeux de ce second tour

Au premier tour, qui s'est tenu le 15 mars, deux jours avant le début de l'internement dans le pays, 30 000 des 35 000 représentants municipaux ont été élus. Mais, dans les 5 000 communes restantes, en l'absence de résultats décisifs, le vote sera répété.

Parmi les villes qui reviendront aux urnes se détachent Paris, Marseille, Montpellier, Lille et Toulouse, où elles choisiront les politiciens qui prendront les rênes du pouvoir pour les six prochaines années.

  • Paris: Le différend pour le maire de la capitale française sera opposé à la sortante Anne Hidalgo, à l'ancienne ministre Rachida Dati et à Agnès Buzyn.
  • Marseille: Dans cette ville, le second tour se déroulera encadré par les tensions suscitées par l'ouverture d'une enquête pour fraude présumée au sein du parti Los Republicanos, qui affecte sa candidate, Martine Vassal, qui figurait parmi les favoris, et qui affrontera Michèle Rubirola et Samia Ghali.
  • Montpellier: Après avoir enregistré un taux d'abstention de 65,3% au premier tour, les électeurs de cette ville devront choisir principalement entre le maire sortant, Philippe Saurel, et Michaël Delafosse.
  • Toulouse: Pour le second tour dans cette ville, le candidat Antoine Maurice a rejoint l'ancien maire Jean-Luc Moudenc afin de remporter la mairie de la fête des Verts.
  • Lille: Martine Aubry, Stéphane Baly et Violette Spillebout se battront pour le pouvoir dans cette ville française située près de la frontière avec la Belgique.

Le 15 mars, le président Macron a recouru à ses réseaux sociaux pour envoyer un message aux électeurs dans la journée, auquel 48 millions d'électeurs ont été convoqués à près de 70 000 tables de vote et qui s'est achevé quelques heures après son entrée. L'ordonnance de fermeture préventive des établissements considérés comme «non essentiels», tels que les discothèques, les bars et les restaurants, est en vigueur.

Quelques jours avant le premier tour, des représentants de l'opposition ont interrogé le président pour avoir proposé le report du vote comme une alternative viable, arguant que cette décision entraînerait la prolongation du mandat des maires actuels et, des semaines plus tard, une vague a été générée des critiques contre la tenue des élections, après que plusieurs des candidats à la mairie ont été infectés par Covid-19 dans le pays, qui, selon les données du tracker de l'Université Johns Hopkins, accumule 197 885 cas confirmés et 29 755 décès .

Une femme portant un masque facial vote lors du premier tour de l'élection du maire, alors que la France fait face à une épidémie de maladie à coronavirus (COVID-19), à Cracovie, Morbihan, France, le 15 Mars 2020.
Une femme portant un masque facial vote lors du premier tour de l'élection du maire, alors que la France fait face à une épidémie de coronavirus (COVID-19), à Cracovie, Morbihan, France, le 15 Mars 2020. © Stéphane Mahe / Reuters

Pour le 15 mars, le bilan de la propagation de l'épidémie dans le pays français fait apparaître 5400 infections et 120 décès, dans le contexte de la crise qui a conduit le gouvernement à reporter le deuxième tour du 22 mars au 28 juin.

Ce dimanche, plus de trois mois plus tard, les électeurs rentreront aux urnes à une date où les partis et les candidats espèrent que le taux d'abstention de plus de 50% qui a marqué le premier tour et battu le record en France ne se reproduira pas.

Avec l'EFE, l'AFP et les médias locaux