La France

Les municipalités de Lugo et de La Corogne le long desquelles passe le Camino del Obispo se réunissent pour en faire une route jacobéenne

Les maires des sept municipalités traversées par le Camino del Obispo, quatre de Lugo (Mondoñedo, Abadín, Muras et Xermade) et trois de La Corogne (As Pontes, San Sadurniño et Neda), ont signé dans cette dernière municipalité dans l’après-midi de ce mardi 21 juin, un accord de collaboration pour promouvoir et préserver ce Camino Real entre Mondoñedo et Ferrol, et qui est aussi une route de liaison entre les routes françaises et anglaises.

Cet accord vise la collaboration entre toutes les municipalités pour obtenir la reconnaissance de l’itinéraire comme chemin culturel dans une première phase, et comme Camino de Santiago comme objectif ultime.

L’événement a eu lieu à la Casa das Palmeiras en présence de José María López (maire d’Abadín) ; Valentin Gonzalez Formoso (As Pontes); Manuel Angel Otero (Mondoñedo); Manuel Requeijo (Muras); Angel Alvariño (Neda); Secundino García (San Sadurniño) et Roberto García (Xermade).

L’accord intervient après l’octroi de la Compostelle par le chanoine délégué des Pèlerinages du Chapitre de la Cathédrale de Saint-Jacques.

PATRIMOINE

Avec cet accord, ce qui est recherché, c’est la protection et la mise en valeur par rapport aux éléments du patrimoine culturel, tant matériel qu’immatériel, et du patrimoine naturel existant le long de cet itinéraire.

Par l’accord susmentionné, les sept mairies s’engagent à soumettre la demande d’inscription du Camino del Obispo au registre des sentiers culturels du ministère de la Culture, après avoir préparé les études de la trace historique de chaque commune.

Cette déclaration, ainsi que la reconnaissance ecclésiastique déjà obtenue, ouvriraient les portes à la considération du Camino Real comme route jacobéenne.

De même, ils réaliseront des travaux de conservation et d’amélioration de l’itinéraire, ainsi qu’une plus grande diffusion de l’itinéraire, avec des mentions spécifiques sur les sites internet municipaux ou les réseaux sociaux.

L’accord, qui est valable quatre ans et peut être prolongé pour deux autres, prévoit également la mise en place d’une commission de suivi, de surveillance et de contrôle de l’accord, qui comprendra une personne représentant chaque conseil municipal.