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Le président Emmanuel Macron a annoncé qu'il renforcerait les contrôles de sécurité aux frontières, une semaine après qu'un Tunisien de Lampedusa a poignardé à mort trois personnes à Nice. De l'Autriche, ils demandent à l'Union européenne de renforcer les mesures de sécurité.

Au milieu d'une visite à El Pertús, à sa frontière avec l'Espagne, le président Emmanuel Macron a annoncé le 5 novembre qu'il doublerait les forces de police aux frontières avec jusqu'à 4.800 hommes en uniforme. Selon le président, la décision est due à la nécessité de renforcer les contrôles aux frontières face à une «menace terroriste croissante».

Cette décision intervient une semaine après l'attaque terroriste au cours de laquelle un jeune Tunisien a tué deux personnes à la basilique Notre-Dame de Nice et coupé la tête d'une autre femme. Brahim Aouissaoiu, 21 ans, est arrivé sur l'île italienne de Lampedusa le 20 septembre en provenance de Tunisie. Les autorités enquêtent sur la manière dont il est arrivé en France.

"Ma responsabilité est de protéger les Français", a déclaré jeudi le président sur son compte Twitter. "A cela j'ai consacré toute mon énergie dès le premier jour. La mobilisation de tous les acteurs étatiques est totale."

Contrôle aux frontières et propositions pour repenser la zone Schengen

Le maire de Nice, Christian Estrosi, membre des Républicains, a appelé à la suspension pour un temps des accords de Schengen, qui permettent des déplacements sans contrôle en Europe, dans une interview publiée ce jeudi par le journal «Nice Matin».

"Je suis favorable à une refondation en profondeur de la zone Schengen pour repenser son organisation et renforcer notre sécurité à la frontière commune", a déclaré ce jeudi le président Macron depuis El Pertús.

Les voix appelant à davantage de sécurité et de contrôles aux frontières trouvent un écho en Autriche, où, lundi dernier, à Vienne, des hommes armés ont tué quatre personnes et blessé au moins 20 autres. Le soi-disant État islamique a revendiqué l'attaque.

"L'attaque autrichienne montre que le danger du terrorisme peut venir de partout, y compris des agents envoyés de l'étranger", a déclaré Macron.

Quatre pays se joignent à l'Autriche pour appeler l'UE à renforcer la lutte contre le terrorisme

L'Autriche, les Pays-Bas, la Suède, le Danemark et la Finlande ont appelé jeudi l'Union européenne (UE) à améliorer la lutte contre le terrorisme après l'attentat de Vienne.

Lors d'une réunion à Vienne, les ministres européen et des affaires étrangères des cinq États ont également demandé "une action commune de l'UE". Parmi leurs objectifs, ils veulent «arrêter le financement opaque des organisations civiles et religieuses qui ont un impact négatif sur notre société».

Dans un document contenant les conclusions finales de la réunion, auquel l'agence autrichienne APA a eu accès, elle est appelée à "intensifier la coopération au niveau de l'UE" dans divers domaines pour améliorer la sécurité, y compris la surveillance des flux d'argent suspects.

Avec EFE et Reuters