Ce lundi, la Commission européenne a évité d'évaluer si elle estime que le niveau d'alerte terroriste devait être relevé dans l'Union européenne après l'attentat survenu vendredi dernier à Moscou, après avoir placé la France en état d'alerte maximale, et a rappelé que l'évaluation du risque terroriste est une question de compétence nationale qu'il appartient aux autorités de chaque État membre de décider.

« La décision de fixer le niveau d'alerte est une compétence nationale », a déclaré le porte-parole de la Justice, Christian Wigand, lors d'une conférence de presse à Bruxelles, après avoir indiqué que l'exécutif communautaire est conscient qu' »une série de pays » qui, sans être précisés, ont « a augmenté le niveau d'alerte. »

Bruxelles considère la lutte contre le terrorisme comme un « élément clé » auquel elle contribue en plaçant cette question parmi les priorités de la stratégie européenne de sécurité, a ajouté le porte-parole, concluant qu'en matière d'évaluation des risques, la compétence est exclusive aux États.

La France a annoncé dimanche qu'elle augmentait son niveau d'alerte terroriste au maximum à la suite de l'attentat qui a fait plus de 130 morts à Moscou vendredi dernier dans un attentat revendiqué par l'État islamique. Le président français Emmanuel Macron a rapporté ce lundi que le même groupe avait mené « plusieurs tentatives » d'attaque sur le sol français.

Malgré cette situation, d'autres pays de l'Union européenne comme la Belgique ou l'Espagne ont indiqué maintenir leur niveau d'alerte inchangé car ils estiment être déjà dans une phase suffisamment élevée. Dans le cas de l'Espagne, l'alerte reste au niveau 4 renforcé sur l'échelle de 5 en vigueur.

De leur côté, les autorités belges ont expliqué ce lundi qu'elles n'envisageaient pas de relever leur alerte au niveau maximum (4, le cas échéant, si le risque d'attentat était « imminent ») et de rester au niveau 3, ce qui correspond à un éventuel risque. .d'attaque.

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