La France

Bruxelles examine les « différences » par lesquelles Londres coupe les permis à la flotte française et attend une solution rapide

La Commission européenne a indiqué ce mercredi qu’elle examinait la nouvelle méthodologie adoptée par le Royaume-Uni pour octroyer des permis de pêche après le Brexit et qu’elle impliquait une réduction des licences attendue par la flotte française, bien qu’elle ait confié que les contacts en cours permettent résoudre au plus vite ces « différences » de répartition.

« Nous sommes pleinement impliqués dans la résolution (du différend) dans les plus brefs délais et que les droits de nos pêcheurs soient respectés », a déclaré Vivian Loonela, porte-parole communautaire chargée de la pêche, lors d’une conférence de presse à Bruxelles.

L’Exécutif communautaire entretient des contacts « quotidiens » avec les autorités du Royaume-Uni, de la France et de l’île de Jersey, a ajouté la porte-parole, avec l’engagement d’avancer vers une solution garantissant le plein respect de l’accord négocié entre Bruxelles et Londres pour assurer l’activité de la flotte européenne dans les eaux britanniques après le Brexit.

La tension entre Paris et Londres en raison de l’accès aux zones de pêche britanniques a conduit mardi le Premier ministre français Jean Castex à menacer de prendre des mesures sévères comme couper l’approvisionnement en électricité du Royaume-Uni si les licences ne sont pas accordées aux navires français. fixé dans l’accord post-Brexit.

La flotte française a également mis en garde contre d’éventuelles actions pour bloquer l’accès des navires britanniques au port de Calais et le passage vers la Manche, bien que la Commission européenne n’ait pas voulu se positionner sur cette impulsion ni répondre directement à savoir si elle estime que le Royaume-Uni viole les termes du pacte.

La semaine dernière, l’île de Jersey a signalé que sur les 169 licences de pêche demandées par la flotte française, elle en avait octroyé 64 définitivement et 31 temporairement, ce qui signifie réduire de 75 celles fournies par la France. Récemment, les autorités britanniques n’ont accordé que douze licences aux petits navires français pour pêcher dans leurs eaux territoriales.