La maire de Paris souhaite que l'utilisation des masques soit obligatoire et que les parcs soient rouverts, mais la ministre de la Santé s'est opposée à cette dernière demande, mardi, lors d'un déplacement qu'elle a effectué en région parisienne.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a demandé mardi 12 mai que l'utilisation de masques soit obligatoire dans les parcs et jardins, qu'elle souhaite ouvrir afin que les citoyens puissent faire leurs "promenades" et promenades, mais aussi "dans toutes les rues" De la capitale ". Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a immédiatement exprimé son refus de cette exception pour les espaces verts de la ville lumière.

"Compte tenu des besoins des Parisiens, Paris étant une ville très dense, je renouvelle ma demande d'ouvrir les parcs et jardins avec un masque obligatoire pour les promenades, ce qui devrait également s'appliquer à toutes les rues de notre ville", Hidalgo a écrit sur son compte Twitter.

Dès le début du manque de confinement, le port du masque est obligatoire dans les transports en commun, mais pas dans tous les espaces publics, même si c'est la recommandation générale.

"Non, nous n'ouvrirons pas les parcs et jardins de Paris et Île-de-France, ainsi que dans les autres régions classées en rouge", a répondu Véran lors d'un voyage qu'il a effectué à Limeil-Brévannes, dans le département du Val-de -Marne.

"Il peut être extrêmement tentant à cause du soleil que nous avons aujourd'hui que les gens se rassemblent trop, se pressent trop, que les groupes de dix ne respectent pas et qu'ils ne puissent pas respecter les conditions de l'éloignement social", a-t-il expliqué, ajoutant que "j'ai vu la des images "de Parisiens réunis" sur les bords de Seine "lundi soir.

Le Bois de Vincennes et le Bois de Boulogne sont entièrement ouverts depuis le début de l'incident le lundi dernier, mais les parcs et jardins restent fermés pour le moment.

Le classement de la capitale dans la zone rouge épidémique "impose le maintien de la fermeture des parcs et jardins jusqu'à nouvel ordre", a indiqué vendredi le conseil municipal dans un communiqué.

Des dizaines de Parisiens au bord du canal Saint-Martin

Mais le premier jour de méfiance a montré le désir immédiat des Parisiens de profiter à nouveau de leur ville.

Des dizaines de personnes s'étaient rassemblées lundi soir, le long des rives du canal Saint-Martin, lieu prisé des Parisiens, pour profiter de la première nuit du début du retour à la normalité, ignorant les distanciations sociales, avant d'être expulsé par les forces de l'ordre.

En montant sur les quais, la police, équipée d'un mégaphone, a demandé aux passants venus pour marquer la fin de l'isolement de quitter les lieux.

Du fait de ces images, qui ont provoqué de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, la consommation d'alcool sera interdite "sur les rives du canal Saint-Martin et le long des voies navigables sur les rives de la capitale depuis le 12 mai" Le chef de la police, Didier Lallement, a déclaré dans un communiqué.

"Le succès du manque de confiance dépend de la prudence et de la courtoisie de chacun. Face à l'irresponsabilité de certains comportements, j'ai demandé au préfet de police d'interdire la consommation d'alcool le long du canal et des routes de Saint-Martin sur les trottoirs "Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a annoncé dans l'après-midi dans un tweet.

"Garants de la sécurité des Parisiens, nous regrettons d'avoir à prendre, dès le premier jour de la privation de liberté, des mesures réglementaires apparemment essentielles, jusqu'à ce que le respect des règles sanitaires soit considéré par tous, non pas comme une obligation, mais comme un devoir" , a ajouté le siège de la police.

Le préfet a rappelé que "le succès du manque de confiance repose d'abord sur un principe de responsabilité individuelle de chaque citoyen. Il appartient à chacun de nous d'appliquer volontairement les normes sanitaires de base, dûment rappelées depuis plusieurs semaines".

Les compagnies espagnoles de tabac se précipitent à Perthus

De plus, plus au sud, des fumeurs français se sont précipités vers les magasins de tabac espagnols les moins chers de la ville frontalière de Perthus, forçant les autorités à intervenir.

"Les gens se sont précipités dans les magasins" de cette ville des Pyrénées-Orientales, au sud de Perpignan, traversée par la frontière ", et ils ont oublié les règles de la distanciation sociale", a déploré la gendarmerie du département, qui est intervenue lorsqu'elle a été informée Demande des autorités espagnoles.

"On a demandé aux gens de quitter les magasins", et des files d'attente se sont formées à l'extérieur, selon une source citée par l'agence de presse AFP. Le calme était revenu à midi.

La pandémie de Covid-19 a tué 26 920 personnes en France, ce qui en fait le quatrième pays avec le plus de décès dans le monde.

Avec AFP