La France

Un tribunal de Bruxelles condamne un homme accusé d’avoir caché Salah Abdeslam à trois ans de prison

Un tribunal bruxellois a prononcé jeudi une peine de trois ans de prison contre Abid Aberkane, accusé d’avoir caché Salah Abdeslam, seul rescapé du groupe de terroristes islamistes qui a fait 90 morts lors des attentats de novembre 2015 dans la salle du Bataclan, à Paris. .

L’homme avait aidé à se cacher, dans un immeuble bruxellois, alors qu’il fuyait la Police d’Abdeslam, qui a été condamné ce mercredi à la réclusion à perpétuité, comme le rapporte l’agence de presse DPA.

Il lui a également fourni de la nourriture, des boissons et des vêtements, et a passé de nombreuses heures avec le terroriste caché dans le sous-sol de la maison de sa mère dans le quartier de Molenbeek avant d’être arrêté le 18 mars, quatre jours avant les attentats de Bruxelles, comme le rapporte ‘Le Soir’.

D’autres accusés du procès de Bruxelles ont été condamnés à des peines allant jusqu’à 30 mois, tandis que quatre ont été acquittés. Au total, 14 accusés avaient été accusés de terrorisme en relation avec les attentats de Paris, qui ont eu lieu dans jusqu’à six quartiers de la ville et ont fait plus de 130 morts, la plupart dans la salle du Bataclan.

Le tribunal n’a pas prononcé de peines contre deux accusés portés disparus, Samy Djedou et Yusef Bazaruj, tous deux prétendument tués en Syrie et déjà condamnés par le même tribunal dans d’autres affaires de terrorisme.


Abdeslam, qui nie être un « meurtrier » malgré la responsabilité qui lui est imputée par le Parquet, est de nationalité française et est né à Bruxelles en septembre 1989. Jusqu’au 13 novembre 2015, son casier judiciaire était composé de délits mineurs qui lui auraient coûté des arrestations. , des amendes et même des peines de prison mineures.

Au début du procès, il s’est autoproclamé « combattant de l’Etat islamique » et a souligné qu’il avait décidé « de son plein gré » de ne pas faire exploser la ceinture avec des explosifs qu’il transportait et que, s’il a d’abord dit que cela ne travail, c’était par honte.