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L'initiative, qui a déjà été approuvée par la Chambre des députés, consiste à permettre aux travailleurs de retirer jusqu'à 10% de ce qu'ils ont économisé dans leur fonds de pension privé, pour faire face à la crise économique provoquée par la pandémie de coronavirus.

Il ne reste que l'approbation législative et l'éventuelle sanction présidentielle pour le projet qui permet à la retraite anticipée des pensions au Chili de devenir loi.

Le projet de loi a été généralement approuvé le mercredi 8 juillet 2020 par la Chambre des députés et a obtenu jeudi l'approbation de la Commission constitutionnelle. Il est prévu que la semaine prochaine, il reviendra à la session plénière de la Chambre des députés pour une discussion détaillée qui se terminera au Sénat.

L'initiative consiste pour les travailleurs à retirer jusqu'à 10% de ce qu'ils ont économisé dans leur caisse de retraite afin de faire face à l'impact économique de la pandémie de coronavirus.

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Le modèle de pension chilien, établi en 1980 sous la dictature d'Augusto Pinochet, est basé sur l'épargne individuelle obligatoire, avec laquelle chaque travailleur contribue 10% de son salaire mensuel à un fonds de pension et commence à le retirer à la retraite.

Mais le système a été assez impopulaire et, en fait, il est devenu l'une des principales revendications de l'épidémie sociale qui a duré plusieurs mois dans le pays d'octobre 2019 jusqu'au début des mesures de confinement.

À la surprise de beaucoup, le premier processus législatif a reçu le soutien de 13 parlementaires progouvernementaux, malgré l'opposition du gouvernement à cette mesure.

"Si nous continuons à forer le cadre institutionnel et à nous accrocher à ce qui appartient aux gens pour leur vieillesse, nous allons nous transformer en un pays bananier et les pays bananiers sont pauvres, inégaux et avec des démocraties faibles", a déclaré le ministre chilien de l'Économie, Lucas. Palacios, dans une interview à la radio citée par l'agence EFE.

Pour ceux qui le défendent, c'est un moyen d'accéder aux ressources économisées par les travailleurs pour faire face à une crise économique sans précédent.

En Amérique latine, seul le Pérou a autorisé cette option, par le biais d'une loi garantissant le retrait volontaire de jusqu'à 25% des fonds accumulés. En Colombie, pour sa part, une initiative similaire a vu le jour, mais il ne s'agissait que d'une proposition.

France 24 avec l'EFE et les médias locaux