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A la demande de la mairie de Paris et face au rebond des infections à Covid-19, le masque est obligatoire dans une centaine de rues de la capitale. La mesure est entrée en vigueur ce lundi 10 août et sera en vigueur pendant au moins un mois. Ainsi, Paris rejoint la longue liste des villes françaises en prenant des restrictions similaires.

Qu'ils soient à vélo, à pied ou à pied, les Parisiens de plus de 11 ans devront porter des masques faciaux dans certains lieux publics extérieurs de la capitale. La mesure est entrée en vigueur à 8 h 00. de ce lundi 10 août et gouvernera pendant au moins un mois.

Anne Hidalgo, la maire de la capitale, a demandé la semaine dernière au préfet de la police de Paris que le masque soit obligatoire dans les lieux publics ouverts les plus fréquentés et où la distanciation physique est difficile à respecter. Le leader a même demandé que la mesure soit étendue aux jardins et parcs publics.

Les autorités ont étudié le cas et ont publié ce dimanche la circulaire et la carte de la capitale avec les zones en question.

La mesure touche les vingt cantons de Paris

Selon la carte révélée par la préfecture, la nouvelle règle est valable dans 102 rues de la capitale, à la fois piétonnes et dans certaines artères très fréquentées comme le boulevard de Clichy et la colline touristique de Montmartre, sur les contreforts de la basilique. du Sacré-Cœur.

Dossier: Plusieurs personnes se rassemblent à Montmartre, Paris, le 25 avril 2020.
Dossier: Plusieurs personnes se rassemblent à Montmartre, Paris, le 25 avril 2020. © Alain Jocard / AFP

En plus de ces espaces, les quais en bord de canal Saint-Martin, le canal de l'Ourcq et la Seine, où une plage artificielle est désormais installée comme chaque été, entrent également dans la liste.

Sur les marchés de plein air comme le très prisé Aligre, dans le canton XI, et les brocantes du nord de la capitale et de Montreuil, à l'est, ainsi que dans tout vide-grenier, le masque est également obligatoire.

Amendes de 135 euros pour ne pas utiliser le masque dans les zones délimitées

Selon la circulaire de la préfecture, datée du 8 août, «des affiches seront installées à l'entrée et à la sortie» de tous les espaces correspondants pour avertir le public et que cela permet une plus grande clarté.

Le document avertit également que la carte des zones peut être modifiée en fonction des données épidémiologiques.

La police sera chargée de faire appliquer l'imposition du masque, bien que le nombre de personnes chargées de cette tâche n'ait pas encore été communiqué.

Selon la mairie, les premiers jours seront consacrés à la pédagogie, tandis que les citoyens se familiariseront avec les quartiers. Cependant, une fois ce délai de grâce terminé, des amendes de 135 euros seront facturées pour infraction à la loi.

Des mesures similaires sont également entrées en vigueur en pleine canicule, avec des températures supérieures à 35 degrés Celsius, dans les départements autour de la capitale comme la Seine-Saint-Denis, les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne et le Val- d'Oise.

Depuis une semaine des villes comme Nice, Cannes et Toulouse, entre autres, la mesure est appliquée.

Le bureau du maire de la capitale a prévenu qu'il avait été contraint de prendre ces mesures car les indicateurs montrent que "depuis la mi-juillet le virus circule activement dans toute la région".

Chaque jour, 400 cas sont diagnostiqués à Paris

Selon l'Agence Régionale de la Santé (ARS), «chaque jour environ 400 personnes sont testées positives au Covid-19» et l'incidence concerne surtout la population entre 20-30 ans. De plus, le taux de tests positifs est supérieur à la moyenne nationale: 2,4% en Ile-de-France (qui comprend Paris) contre 1,6% dans tout le pays.

En effet, Nicolas Peju, directeur général adjoint de l'ARS Ile de France, a expliqué dans une interview radio à 'France Info' ce dimanche que "nous sommes au début d'un rebond de l'épidémie" et que pour éviter une deuxième vague c'est dû " sensibiliser pour renforcer toutes les mesures de prévention pour inverser la tendance dans les prochains jours ".

Les Parisiens n'auront d'autre choix que de porter le masque à l'intérieur, une mesure en vigueur depuis le 21 juillet, et désormais à l'extérieur.

Les réticences sont minoritaires, selon un sondage réalisé par l'institut Ifop et publié ce week-end par l'hebdomadaire «  JDD '' car 64% des Français soutiennent l'utilisation obligatoire des masques faciaux dans les lieux publics en plein air pour arrêter le épidémie. Cependant, le consensus est encore loin puisque 42% des moins de 35 ans s'opposent à l'utilisation d'un masque dans la rue.

Au total, la France a confirmé plus de 239 000 cas depuis le début de l'épidémie et 30 327 décès.