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Entre la nuit de vendredi et samedi, cinq nouvelles personnes ont gonflé la liste des détenus, en relation avec l'attaque contre le professeur d'histoire, qui s'est fait trancher la gorge en quittant l'institut où il travaillait. Selon les données de l'enquête, l'agresseur présumé était âgé de 18 ans et d'origine tchétchène. En outre, les autorités ont fait écho à la façon dont son choix de représenter le prophète dans des caricatures lors d'un séminaire avait fait sensation dans le centre. Dans les prochains jours, l'Elysée procédera à un «hommage national» en son nom et au nom de la liberté d'expression dans le pays.

En raison de la décapitation d'un professeur d'histoire de Conflans-Sainte-Honorine (près de Paris), qui avait enseigné à ses élèves les caricatures du prophète Mahomet, il y a déjà neuf personnes qui ont été conduites aux forces de l'ordre, depuis ce vendredi 16 octobre à celui où les événements se sont produits.

Selon des sources du parquet de Paris, cinq nouvelles personnes ont été arrêtées dans les dernières heures pour lien présumé avec le crime. Il s'agit, d'une part, de deux parents d'élèves – un homme et sa femme – de l'école où travaillait la victime et qui, apparemment, ont montré des différences avec l'enseignant à cause des dessins animés. Alors que, d'autre part, trois personnes connues de l'environnement de l'agresseur ont été interrogées, s'ajoutant à la liste des suspects familiaux qui l'ont entouré.

À ce propos, les autorités ont confirmé que l'auteur présumé, abattu par des tirs de la police dans la ville voisine d'Éragny, avait 18 ans, n'avait pas de casier judiciaire et était originaire de la République russe de Tchétchénie, alors qu'il avait né à Moscou.

Son attaque survient trois semaines seulement après l'attaque devant les anciens locaux de l'hebdomadaire satirique «Charlie Hebdo», dont le professeur assassiné a fait appel en classe. Bien que, même avec ce lien, et toujours le cri d'Allah Akbar, l'agresseur n'avait donné aucune indication qu'il était radicalisé.

C'est dans ce sens, malgré tout, que le parc national antiterroriste français (PNAT) a ouvert une enquête pour «meurtre en relation avec un acte terroriste» et «association criminelle terroriste» depuis, selon le journaliste de France 24 Karim Hakiki, le jeune homme "était connu des services de renseignement".

'Je suis prof', 'Je suis enseignant'

Dans la nuit de ce vendredi, le président Emmanuel Macron et des politiciens de toutes les couleurs ont condamné l'acte, comme une attaque contre les valeurs de la France, son éducation laïque et égalitaire. "Il a été assassiné parce qu'il enseignait, parce qu'il expliquait à ses élèves la liberté d'expression, la liberté de croire et de ne pas croire", a déclaré le président de l'Elysée, ferme que le terrorisme "n'aura pas lieu.

Et c'est précisément avec ce sentiment de liberté que le pays est né ce samedi, en particulier les professeurs de l'institut du Bois d'Aulne où le professeur assassiné enseignait, lui rendant hommage avec des roses et des banderoles de «je suis professeur».

Sur ce point, le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer soulignera, dans une série de rencontres avec des représentants des enseignants et des parents d'élèves. Blanquer cherche à soutenir la communauté éducative, mais aussi à insister sur le fait que l'engagement du gouvernement est l'enseignement laïque.

En fin de compte, c'est la question fondamentale de ce qui s'est passé. Comment la liberté d'expression dans un séminaire sur la liberté et les médias pourrait sensibiliser certains; Il a pu provoquer des plaintes de parents d'enfants de confession musulmane, en effet le sénateur Bruno Retailleau a rapporté que l'enseignant avait été menacé pendant plusieurs jours après avoir enseigné les caricatures; et pourrait, en fin de compte, conduire à une attaque avec un gros couteau.

Charlie Hebdo lui-même, "horrifié" par la nouvelle, a communiqué sa position contre ce "fanatisme religieux": "Cet acte sale pleure notre démocratie, mais il doit nous rendre plus combatifs pour défendre notre liberté." Au nom de l'Europe, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a présenté ses condoléances à la famille et aux Français, «en pensant aux enseignants». Sans eux – a-t-il affirmé -, il n'y a pas de démocratie.

Un hommage national par Samuel Paty

Dans les prochains jours, il n'y a toujours pas de date fixe, l'Elysée organisera un "hommage national" pour le professeur Samuel Paty, qui ce vendredi a été décapité à la fin de l'institut, après avoir représenté Muhammad début octobre. L'hommage sera effectué en coordination avec la famille, selon le Palais.

Paty avait 47 ans et était père d'un enfant. Ces dernières semaines, il a vu comment dans le centre d'étude une polémique a éclaté parmi les parents au sujet des dessins animés, au point de lui reprocher la diffusion d '«images pornographiques» du prophète. En raison de cette plainte, l'enseignant a fait appel pour diffamation, dans une affaire qui sera également suivie d'une enquête, selon l'agence AFP et le média BFM-TV.

La représentation de prophètes religieux comme Muhammad est strictement interdite par l'islam sunnite. Les ridiculiser ou les insulter peut entraîner la peine de mort dans certains pays musulmans. Pour cette raison, entre autres, la France subit depuis 2015 une série d'attaques djihadistes, qui ont causé la mort de 259 personnes, dont Samuel Paty.

Avec l'EFE, l'AFP et les médias nationaux