La France

Macron rejette une lettre de démission du Premier ministre

MADRID, 21 (PRESSE EUROPÉENNE)

La Première ministre française, Elisabeth Borne, a remis sa démission au président, Emmanuel Macron, qui l’a toutefois rejetée dans le but que « le gouvernement poursuive sa tâche » pendant que le panorama parlementaire se précise après les élections.

Macron se retrouve sans majorité absolue à l’Assemblée nationale, ce qui, dans le meilleur des cas, l’oblige à s’entendre avec des forces politiques extérieures s’il veut mener à bien certaines des réformes qu’il a promises avant les présidentielles.

Borne a répondu à ce nouveau panorama en déposant sa lettre de démission sur la table de Macron, selon l’Elysée, qui a souligné que Macron souhaitait désormais contacter les chefs des différents partis à la recherche de « solutions constructives », rapporte la télévision publique française. .

Le camp fidèle à Macron a obtenu 245 sièges et, a priori, il sera difficile de convaincre les autres partis de lui permettre de dépasser le seuil des 289, qui marque la majorité absolue. Sans autre solution en vue, la France craint une paralysie politique deux mois seulement après que Macron a renouvelé son mandat à l’Elysée.

Borne a souligné le soir même de l’élection qu' »il n’y a pas d’alternative » à la majorité actuelle, puisque la coalition dirigée par le gauchiste Jean-Luc Mélenchon n’apporte pas non plus assez de soutien. Des sources citées par franceinfo ont affirmé qu’avec ce scénario, l’avenir du premier ministre semble incertain.


Ainsi, Macron aurait retenu sa démission au moins pour gagner du temps et pouvoir proposer différents scénarios dans le cycle de contacts avec les partis, bien qu’il ne soit pas clair que cette solution temporaire soit suffisante. Borne prévoit de rencontrer ce mardi tous les membres de son gouvernement.

L’une des options qui se renforce en cas de paralysie est pour Macron de dissoudre précipitamment l’Assemblée nationale et de convoquer des élections anticipées, un pari risqué compte tenu de la polarisation politique actuelle, avec une gauche et une extrême droite en hausse.