La France

Merkel et Macron exigent que la Russie retire ses troupes de la frontière avec l’Ukraine


PARIS, 16 avr. (DPA / EP) –

La chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Emmanuel Macron, ont demandé ce vendredi au gouvernement russe de retirer ses troupes militaires de la frontière avec l’Ukraine, lors de la dernière réunion du soi-disant Quatuor de Normandie.

Macron a reçu ce vendredi son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, à Paris, et tous deux se sont rencontrés de manière virtuelle avec Merkel, qui a jugé le retrait des troupes russes « clé » pour réduire l’escalade des tensions dans la région.

Pour sa part, Zelensky a été « disposé » à ce que les quatre pays qui composent les négociations agissent conjointement et a souligné que « la sécurité dans l’est de l’Ukraine » et le chômage de leurs territoires « sont des problèmes qui sont résolus lors des réunions », bien que cette fois, la Russie n’a pas été invitée.

Le président ukrainien a fait savoir aux médias que parmi les questions abordées lors de la réunion figuraient les violations du cessez-le-feu dans le Donbass et a qualifié la situation à la frontière de « brutale », avec déjà la mort d’une trentaine de soldats dans le les derniers mois.

Zelensky, qui a assuré que l’Ukraine est prête à affronter tout type de scénario, a dénoncé les manœuvres «déstabilisatrices» du gouvernement de Moscou, pour lesquelles il a demandé à ses partenaires européens des mesures concrètes, comme un coup de pouce à son entrée dans l’OTAN.

Pendant ce temps, la Russie a demandé à Merkel et Macron « d’user de leur influence » en Ukraine pour arbitrer le conflit et transmettre à Zelensky « la nécessité d’un cessez-le-feu inconditionnel », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Les autorités ukrainiennes ont critiqué ces derniers jours la Russie pour le déploiement de l’armée dans une zone proche de la frontière commune, qui a été rejetée de Moscou, qui fait valoir qu’elle peut déplacer ses militaires sur son territoire sans restrictions.

Les accords de Minsk, signés en septembre 2014 et février 2015, ont jeté les bases d’une solution politique au conflit, mais n’ont jusqu’à présent pas abouti à la cessation de la violence. Les hostilités ont jusqu’à présent fait quelque 13 000 morts, selon les estimations de l’ONU.

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