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Le parquet national antiterroriste français a indiqué qu'une enquête avait été ouverte pour "association de criminels terroristes" après le fait que l'attaquant avait été abattu par les forces de sécurité et était mort. L'agence de presse française AFP a déclaré, par l'intermédiaire d'une source judiciaire, que quatre autres personnes avaient été arrêtées. Le président français Emmanuel Macron s'est rendu sur les lieux et a qualifié le meurtre du professeur d '"atteinte à la liberté d'expression".

Un homme a été retrouvé la gorge tranchée dans la banlieue parisienne vers cinq heures de l'après-midi le 16 octobre. Selon des informations préliminaires, la victime est un professeur d'histoire qui avait montré des caricatures de Mahomet dans ses classes, ce qui a déclenché des alarmes anti-terroristes en France.

La police a imposé un large périmètre de sécurité et a demandé la présence de membres du parquet national antiterroriste, qui a finalement repris l'enquête.

Le président Emmanuel Macron a pu visiter les lieux après la tombée de la nuit à Paris. "Un citoyen a été tué aujourd'hui parce qu'il était enseignant et parce qu'il enseignait la liberté d'expression", a déclaré Macron près de l'école où le professeur a été tué. "Le pays tout entier soutient ses professeurs. Les terroristes ne diviseront pas la France, l'obscurantisme ne gagnera pas", a-t-il poursuivi.

L'agresseur présumé a été découvert par une patrouille de police alors qu'il portait un couteau à une courte distance du lieu de l'attaque. La police a tiré et tué le suspect, selon un porte-parole de l'institution. La station française «BFMTV» a rapporté que l'attaquant présumé était âgé de 18 ans et était né à Moscou, mais les détails officiels de l'attaquant n'ont pas été rendus publics.

L'agence de presse française AFP a assuré quelques heures plus tard, par l'intermédiaire d'une source judiciaire, qu'au moins quatre autres personnes, parmi lesquelles il y a plusieurs mineurs, ont été arrêtées pour leur implication présumée dans le massacre de l'enseignant.

Une source policière a déclaré que des témoins avaient entendu l'attaquant crier des slogans courants dans le djihadisme islamique. Le porte-parole de la police a ajouté que les informations étaient en cours de vérification.

"Ce soir, c'est la République qui est attaquée avec le meurtre ignoble d'un de ses serviteurs, un enseignant", a écrit sur Twitter le ministre français de l'Education, Jean-Michel Blanquer.

Un fil Twitter a incriminé le professeur

Un fil Twitter publié le 9 octobre aurait été publié, contenant des allégations selon lesquelles un professeur d'histoire à Conflans Sainte-Honorine aurait montré à des étudiants des caricatures prétendant représenter le prophète Mahomet.

Le père d'un élève avait porté plainte contre l'enseignant parce qu'un mineur avait été offensé par les caricatures. Cependant, la police a précisé que le suspect de meurtre n'avait aucun lien avec l'école où travaillait la victime.

Le procès des attentats terroristes de janvier 2015 contre l'hebdomadaire satirique «Charlie Hebdo» se déroule actuellement en France. Après son ouverture en septembre, le magazine a republié des caricatures controversées du prophète musulman, ravivant les menaces mortelles d'Al-Qaïda contre les médias.

Fin septembre, un homme armé d'un couteau de boucher a agressé deux employés d'une agence de presse qui travaillaient dans le bâtiment de l'ancien siège de «Charlie Hebdo» à Paris. Tous deux ont survécu, mais ont été grièvement blessés.

Avec AP et Reuters