Ecologie

les grandes villes ont éteint leurs lumières pour avertir de l’urgence climatique

Des sites emblématiques des principales villes du monde ont éteint leurs lumières ce 27 mars à l’occasion de la soi-disant heure de la Terre, période pendant laquelle ils ont maintenu une panne d’électricité symbolique. L’événement annuel, qui a vu le jour en 2007, cherche à donner de la visibilité à la crise climatique et a à cette occasion mis en évidence la relation possible entre la destruction de la nature et la pandémie de Covid-19, une maladie qui serait passée de l’animal à l’homme.

De l’Opéra de Sydney à l’Obélisque de Buenos Aires, de nombreuses villes ont éteint les lumières de leurs sites les plus emblématiques pour avertir de la destruction croissante de la planète.

A Paris, la tour Eiffel est devenue sombre à l’occasion de l’Heure pour la Terre et au milieu d’un nouveau couvre-feu qui régit l’avancée de la pandémie de Covid-19.

À Londres, le Parlement, le gratte-ciel Shard et le London Eye faisaient partie des les sites les plus représentatifs de la ville qui ont éteint leurs lumières pour rejoindre l’initiative née en 2007 pour sensibiliser aux actions de lutte contre le réchauffement climatique qui touche tout le monde de la même manière.

« Earth Hour est un symbole avec lequel nous voulons nous rappeler que la nature est le système de survie qui nous fournit tout ce dont nous avons besoin, de l’air que nous respirons à l’eau que nous buvons et la nourriture que nous mangeons et que nous devons la défendre maintenant pour sauvegarder la santé de notre planète et, à son tour, notre propre santé et bien-être », a indiqué le Fonds mondial pour la nature (WWF), promoteur de cette initiative mondiale.

En Europe, la treizième édition de Earth Hour a été rejointe par Rome avec son célèbre Colisée, Berlin avec la Puerta de Brandebourg et Moscou avec l’emblématique Place Rouge, laissée dans le noir pendant 60 minutes.

L'Obélisque de Buenos Aires a éteint ses lumières pour rejoindre l'initiative Earth Hour, afin d'alerter sur le changement climatique.  À Buenos Aires, Argentine, le 27 mars 2021.
L’Obélisque de Buenos Aires a éteint ses lumières pour rejoindre l’initiative Earth Hour, afin d’alerter sur le changement climatique. À Buenos Aires, Argentine, le 27 mars 2021. © AFP / Alejandro Pagni

En Amérique latine, Buenos Aires se démarque, laissant l’Obélisque et le Puente de la Mujer dans le noir, dans le quartier touristique de Puerto Madero.

Pendant ce temps, en Asie, Séoul, la capitale sud-coréenne, et Hong Kong, ont éteint les lumières de leurs gratte-ciel et bâtiments les plus représentatifs.

« 2021 est une année décisive pour la protection de la nature »

Bien que l’initiative fête ses 13 ans, à cette occasion ses organisateurs ont attiré l’attention sur la destruction de la nature et l’émergence de maladies contagieuses telles que Covid-19, qui laisse des millions de personnes malades, des décès et une séquelle d’économies paralysées et d’augmenter la pauvreté et chômage, entre autres conséquences.

Combinaison d'images du London Eye, qui a éteint ses lumières pour rejoindre l'initiative Earth Hour, afin d'alerter sur le changement climatique.  À Londres, Royaume-Uni, le 27 mars 2021.
Combinaison d’images du London Eye, qui a éteint ses lumières pour rejoindre l’initiative Earth Hour, afin d’alerter sur le changement climatique. À Londres, Royaume-Uni, le 27 mars 2021. © AFP / Justin Tallis

Les restrictions de mobilité imposées par différents gouvernements pour tenter d’atténuer la propagation du virus, pour la deuxième année consécutive, ont fait de l’Heure de la Terre « le plus grand événement numérique de défense de l’environnement », selon ses organisateurs. destruction de l’environnement.

« 2021 est une année décisive pour la protection de la nature », au cours de laquelle des décisions politiques clés seront prises lors du 15e Sommet sur la biodiversité à Kunming, en Chine, ou à la COP26 à Glasgow, au Royaume-Uni, « deux moments fondamentaux pour réaliser un plan mondial ambitieux transformer la relation de la société avec la biodiversité et faire en sorte que, d’ici 2050, la vision partagée de vivre en harmonie avec la nature se réalise », a souligné le Fonds mondial pour la nature.

Avec Efe et AFP

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