La France

Le Parlement français approuve l’utilisation du certificat sanitaire malgré les protestations

MADRID, 26 juil. (EUROPA PRESS) –

Le Parlement français a approuvé ce lundi l’utilisation du certificat sanitaire comme l’une des principales mesures de lutte contre la pandémie de coronavirus malgré les manifestations du week-end dans diverses régions du pays.

Avec 156 voix pour, 60 contre et 14 abstentions, la mesure s’est imposée, comme le rapporte le journal ‘Le Figaro’. Ainsi, les nouvelles restrictions, qui incluent la vaccination obligatoire pour certains secteurs, comme la santé, ont été approuvées après des manifestations qui ont fait des dizaines de détenus.

Le président français, Emmanuel Macron, a annoncé la semaine dernière que le certificat – qui doit comporter la vaccination avec le calendrier complet ou le résultat des tests négatifs – sera nécessaire pour que les Français puissent se rendre dans les cinémas ou les discothèques.

L’intention du gouvernement est de faire de la vaccination la pierre angulaire de la lutte contre le COVID-19 au fur et à mesure que de nouvelles variantes du virus sont enregistrées. Bien que les modifications aient été introduites par décret, le Parlement est plongé dans une séance marathon depuis mardi pour débattre de la prolongation des mesures actuelles.

Pour beaucoup, cependant, ce certificat ou « passeport de santé » est une limitation des libertés civiles. Bien que le parti de Macron ait le contrôle de la chambre basse, au Sénat le texte s’est heurté à l’opposition. La Chambre haute a finalement approuvé la mesure, mais a ajouté de nombreux amendements qui pourraient limiter son impact.

La loi doit désormais être approuvée par le Conseil constitutionnel avant de devenir officiellement loi. La norme rendait déjà le certificat obligatoire pour aller dans les cinémas, les musées et tout événement d’une capacité de plus de 50 personnes. A partir du mois d’août, le certificat sera obligatoire pour voyager en train ou en avion, ainsi que pour aller dans les bars et restaurants.

Au cours du week-end, quelque 161 000 personnes sont descendues dans la rue, dont 11 000 à Paris. Au total, quelque 70 personnes ont été interpellées, tandis qu’une trentaine de policiers ont été blessés.