Le président du Conseil constitutionnel français, Laurent Fabius, a défendu le veto partiel décrété jeudi sur la réforme de l’immigration et a déclaré que cet organe n’a pas pour vocation de rendre des “services politiques”, mais que toutes ses décisions se fondent sur des critères “juridiques”. “.

“Nous ne devons pas suivre les décisions de l’opinion publique ni les résultats des sondages”, a déclaré Fabius, dans un entretien à la radio France Inter. Ainsi, il a défendu qu’il ne voulait pas entrer dans des « polémiques » avec les partis mais a rappelé que, « au-dessus » de toute considération, la Magna Carta doit toujours l’être.

Fabius, ancien leader socialiste, a rappelé que le premier projet présenté par le gouvernement comprenait 27 articles et qu’après des négociations pour le sauver “in extremis” – avec les voix de la droite – le texte est devenu 86. Parmi eux, 35 ont été totalement ou partiellement censurés par le Conseil, il en reste donc « 51 qui peuvent être promulgués ».

Parmi ceux qui ont été laissés de côté figurent certains des aspects les plus controversés de la réforme, mais aussi les plus réclamés dans les rangs conservateurs, comme le durcissement des conditions pour que les étrangers puissent bénéficier d’une aide ou pouvoir réunir leur famille.

Le gouvernement a en effet souligné qu’une grande partie de la loi est toujours en vigueur, mais le leader du Rassemblement national d’extrême droite, Jordan Bardella, a critiqué ce qu’il considère comme un « coup d’État » des juges, pour lequel il a également imputé la responsabilité au président de la France. , Emmanuel Macron. “La loi sur l’immigration est mort-née. La seule solution est le référendum”, a-t-il déclaré, faisant allusion à une demande récurrente de son parti.

Le président de Los Republicanos, Eric Ciotti, a également regretté la résolution judiciaire, estimant que les juges “ont pris en compte davantage la politique que la loi”. Pour le leader conservateur, Macron et la gauche “attendaient” cet arrêt, c’est pourquoi il a souligné qu'”une réforme constitutionnelle est plus que jamais indispensable pour sauvegarder le destin de la France”.

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