L’autopsie du streamer français Raphael Graven, décédé cette semaine lors d’une diffusion en direct où il se filmait en train d’être maltraité par deux autres personnes, a écarté “l’intervention de tiers” et a révélé que “les causes probables du décès semblent être d’origine médicale ou toxicologique”, selon le parquet de Nice.
“À la lumière de ces éléments, les experts médicaux considèrent que la mort n’était pas d’origine traumatique ni liée à l’intervention de tiers”, selon un communiqué expliquant que l’autopsie a montré “l’absence de lésions traumatiques au niveau interne ou externe, particulièrement au niveau du visage et du crâne, qui pourraient expliquer le décès”.
Néanmoins, l’examen médical a révélé “la présence de quelques contusions et lésions cicatrisées, notamment au niveau des membres inférieurs”, comme l’a rapporté la chaîne de télévision BFM TV.
La mort de Raphael Graven, alias ‘Jean Pormanove’, a suscité l’émoi en France. L’homme, un ancien militaire de 46 ans, avait l’habitude de se filmer en direct pour divertir les spectateurs en réalisant des vidéos dans lesquelles il était souvent maltraité. Suite à son décès, les autorités compétentes ont ouvert une enquête.
Le gouvernement français a contacté les responsables de la plateforme Kick pour obtenir une explication sur leur inaction après que le streamer ait été “humilié et abusé pendant des mois en direct”.
La plateforme, qui s’est dite “profondément attristée” par le décès de Pormanove, a suspendu les comptes des autres créateurs de contenu qui participaient à la diffusion “dans l’attente de l’enquête en cours”.
“Nous nous engageons à coopérer pleinement avec les autorités dans ce processus. (…) Nous effectuons une revue complète de notre contenu en français. Notre priorité est de protéger les créateurs et de garantir un environnement plus sûr”, a-t-elle déclaré.