MADRID, 31 juillet (EUROPA PRESS) –

La junte putschiste nigérienne, connue sous le nom de Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), a accusé la France d’avoir organisé une intervention militaire pour libérer le président nigérien aujourd’hui déchu, Mohamed Bazoum, détenu depuis mercredi.

Le CNSP a précisé dans un communiqué que le Premier ministre par intérim, Hassoumi Massaoudou, et le chef d’état-major par intérim, le colonel Midou Guirey, ont signé une autorisation autorisant l’armée française à mener des frappes aériennes contre le palais présidentiel. .de Niamey, la capitale.

L’objectif de cette manœuvre, selon un communiqué du CNSP en date du 30 juillet, est “de permettre à l’armée française de mener une frappe aérienne pour libérer le président Bazoum des mains des militaires”, selon l’agence de presse ANP.

Cette déclaration intervient après que des milliers de personnes ont lapidé lors d’une manifestation organisée dimanche contre la France – et en faveur de la Russie – le bâtiment de la mission diplomatique dans la capitale et incendié l’une de ses entrées.

Pese a ello, la ministra de Exteriores de Francia, Catherine Colonna, aseguró que el Gobierno no tiene intención de evacuar a los cerca de 600 ciudadanos nacionales que tiene en Níger, sin contar las tropas francesas de la operación antiterrorista Barkhane, llegadas desde Malí hace quelques mois.

Bazoum est détenu depuis mercredi, lorsqu’un groupe de membres de la Garde présidentielle – dirigé par le général Abdourahmane Tchiani depuis 2011 – a bloqué l’accès au palais présidentiel dans la capitale, Niamey, et a lancé un appel aux membres des Forces armées et de la Garde nationale à se joindre à leur soulèvement contre Bazoum.

Le soulèvement a conduit à la mise en place de la junte militaire dont le porte-parole, Amadou Abdramane, a également annoncé la dissolution de la Constitution, l’instauration d’un couvre-feu et la fermeture des frontières du pays.

Cette action a été motivée par l’aggravation de la crise économique et sécuritaire dans le pays, qui fait face à une augmentation des opérations des branches des groupes terroristes État islamique et Al-Qaïda.

Le coup d’État a une fois de plus alimenté les inquiétudes concernant l’instabilité politique au Niger, un pays qui a été secoué par quatre — maintenant cinq — coups d’État depuis qu’il a obtenu son indépendance de la France en 1960, ainsi que plusieurs tentatives infructueuses, dont la dernière en 2021. , quelques jours avant l’entrée en fonction de Bazoum.

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