MADRID, 30 décembre (EUROPA PRESS) –

À compter du 1er janvier, la France interdira l’entrée dans le pays des imams formés ou dépendants d’étrangers, une mesure par laquelle le président français Emmanuel Macron remplit l’une de ses promesses les plus controversées, annoncée en 2020.

Les imams étrangers déjà présents en France doivent changer de situation et pour cela ils ont jusqu’au 1er avril 2024. Pour eux, un « cadre spécifique » sera instauré qui permettra aux associations qui gèrent des lieux de culte d’avoir des imams et de les employer. directement dans le but que ces imams soient « au moins partiellement formés en France », selon la notification officielle du ministère de l’Intérieur.

« C’est vraiment une très bonne mesure », a déclaré la sénatrice de l’Union des démocrates et indépendants (UDI) Nathalie Goulet, qui s’est dite « assez sûre » que Macron « ne s’y conformerait pas ». « C’est un pas vers l’islam en France », a-t-il soutenu, cité par Radio France.

« Comment peut-on espérer que des imams payés par la Turquie, qui ne reconnaissent pas le génocide arménien, fassent partie de la société lyonnaise ou marseillaise, où vivent d’importantes communautés arméniennes ? », a ajouté Goulet.

Désormais, « il faut un cursus religieux en France, mais cela dépend des musulmans eux-mêmes », a-t-il ajouté. « Il faut proposer en France » aux aspirants imams « une formation qui ne les oblige pas à se déplacer à l’étranger pour se former », comme c’est le cas actuellement.

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, s’est chargé d’annoncer la mesure dans une lettre aux pays concernés dans un geste « très courageux » en raison de ses implications diplomatiques, selon Goulet. « Je pense notamment à la Turquie, où il y a une vraie difficulté car les imams turcs en France sont des salariés directs de l’Etat turc », a-t-il rappelé.

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