MADRID, 21 décembre (EUROPA PRESS) –

La France a décidé de fermer son ambassade au Niger « pour une durée indéterminée » suite au blocus imposé à la légation diplomatique après que les autorités putschistes du pays africain ont ordonné l’expulsion de l’ambassadeur de France Sylvain Itté fin août.

« Il a été impossible à l’ambassade de France d’exercer toutes les fonctions conférées à une représentation diplomatique en raison des restrictions imposées par les autorités nigériennes », lit-on dans un courrier adressé par Itté le 19 décembre, recueilli ce jeudi par le portail d’information Actuniger.

Dans la lettre, il a remercié le personnel pour la « qualité et la fidélité » dont ils ont fait preuve dans l’exercice de leurs fonctions. « L’ambassade de France au Niger est, à son grand regret, contrainte de prendre cette mesure de licenciement collectif pour les raisons indiquées ci-dessus », ajoute-t-il.

Cela survient après que le président français Emmanuel Macron a dénoncé en septembre qu’Itté avait été pris « en otage » par les militaires putschistes, déclarant qu’il ne pouvait pas quitter le bâtiment et qu’ils refusaient de les nourrir.

Les relations entre les deux pays ont été gravement endommagées après le coup d’État. La junte putschiste a accusé Paris d’utiliser la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour mener une intervention militaire dans le pays afin de rétablir l’ordre constitutionnel.

La junte militaire a annulé les accords bilatéraux au niveau de la Défense et a durement critiqué Paris pour son rôle dans la dégradation de la sécurité, marquée par la multiplication des attaques des groupes jihadistes. De son côté, la France a déclaré à plusieurs reprises qu’elle considérait que Mohamed Bazoum, déchu, était toujours le président légitime et a exigé sa réintégration dans ses fonctions.

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