MADRID, 20 décembre (EUROPA PRESS) –

Le président français Emmanuel Macron a défendu ce mercredi que la loi controversée sur les migrations, approuvée la veille avec le soutien de l’extrême droite, représente le « bouclier qui manquait » au pays, et a appelé le gouvernement à « assumer la responsabilité ». » pour le vote de mardi à l’Assemblée nationale.

La veille, le Parlement français a soutenu un nouveau projet qui, à la deuxième tentative, a effectivement satisfait les partis d’opposition Les Républicains et le Rassemblement national (AN), de l’extrême droite Marine Le Pen, un soutien qui a justement soulevé des ampoules en partie. de la majorité présidentielle du pays européen.

« Avoir des responsabilités, c’est prendre des décisions », a déclaré Macron, qui a souligné que « la vie politique est faite de désaccords ». L’exécutif français a manifesté sa colère après l’approbation d’une loi sur l’immigration qui contient des mesures considérées comme d’extrême droite.

« Il faut lutter contre les flux, c’est-à-dire l’arrivée de personnes qui arrivent illégalement et qui ne peuvent pas être renvoyées », a insisté le président français, qui a qualifié l’immigration irrégulière de « perte de contrôle de qui nous sommes », selon le Chaîne d’information française BFM TV.

Ainsi, le président a salué le nouveau texte, car il « permettra de réglementer » l’arrivée des migrants, tout en critiquant que « les dispositions qui ne plaisent pas ne justifient pas de tout bloquer ».

Le texte, qui avait été précédemment rejeté par le Parlement, a finalement été approuvé mardi avec le soutien d’un groupe national, qui avait initialement déclaré qu’il s’opposerait à la norme.

Finalement, les députés de Le Pen ont voté pour et l’extrême droite en a profité pour célébrer la loi et même parler de « victoire idéologique », augmentant ainsi encore la colère des membres de la majorité parlementaire de la Renaissance qui prennent leurs distances avec les postulats de Le Pen, extrême droite d’AN.

En fait, Macron a fait allusion à cette position de Le Pen et a souligné que le nouvel accord sur l’immigration « n’a pas le caractère d’un Groupe national » et que « ses idées ne sont pas dans ce texte ». Il a par ailleurs défendu que pour éviter une future victoire de Le Pen aux élections de 2027, il faut s’attaquer à « ce qui nourrit AN ».

« Le Rassemblement national joue sur les peurs des gens, mais leur dit des mensonges. Mais lutter contre lui ne signifie pas refuser de s’attaquer aux problèmes qui l’alimentent, bien au contraire », a conclu le président français, qui reconnaît que la France a « un problème d’immigration ». « .

Après l’approbation de la loi, la Première ministre française, Elisabeth Borne, a admis ce mercredi qu’elle avait des « doutes » sur la conformité de tous les articles inclus dans la réforme controversée avec la Constitution, c’est pourquoi elle a annoncé que le gouvernement demanderait une prononcé du Conseil constitutionnel.

Malgré cela, Borne a expliqué qu’il avait demandé le vote favorable pour « répondre aux préoccupations des Français » et a en effet déclaré qu’il avait « le sentiment d’avoir rempli son devoir », après que la procédure ait mis la stabilité de la majorité qui soutient aujourd’hui le Gouvernement.

De même, il a nié l’existence d’une « crise de la majorité », affirmant que près de 80 pour cent des législateurs qui soutiennent habituellement le gouvernement ont voté pour. D’un autre côté, tant la droite classique que l’extrême droite ont qualifié les changements introduits au sein d’une commission mixte de députés et de sénateurs de victoire idéologique.

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