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Un nouveau cabinet de droite modérée donne au gouvernement du président Emmanuel Macron et au nouveau ministre nouvellement nommé un ton de continuité, critiqué par les secteurs de la gauche qui leur reprochent d'amasser du terrain pour les élections de 2022. Deux ans après les élections, Macron présente son engagement à faire face à la récession économique comme l'un des grands défis.

Trois jours après la nomination de Jean Castex pour remplacer Édouard Philippe au poste de Premier ministre, l'Elysée a annoncé la composition du nouveau cabinet avec lequel le président Emmanuel Macron sera confronté à la crise que la pandémie de coronavirus a laissée dans le pays.

Bien que Macron ait prédit dans ses derniers discours un gouvernement disposé à mettre en œuvre "la protection sociale et l'environnement" et la "restauration d'un ordre républicain juste", ce qui a été obtenu le 6 juin met un peu de distance avec ce qui avait été annoncé à l'époque par le Monsieur le Président, bien qu'il reste à voir quelles nouvelles orientations auront les évêques du gouvernement français.

Parmi les principaux portefeuilles se détachent celui de l'Economie, qui continuera entre les mains de Bruno Le Maire, tandis que jusqu'à présent le ministre des Finances Gérald Darmanin sera en charge du portefeuille Intérieur et Roselyne Bachelot, ancienne ministre de la Santé à la présidence de Sarkozy, sera la nouveau chef de la Culture.

(Ci-dessus) le Premier ministre Jean Castex; Le ministre de l'Intérieur, Gerald Darmanin; La ministre de la Défense, Florence Parly; le ministre des Finances, Bruno Le Maire; le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti; la ministre du Travail, Elisabeth Borne. (La moitié) du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian; le ministre de la Santé, Olivier Veran; La ministre de la transition écologique, Barbara Pompili; la ministre de la Culture, Roseline Bachelot; le ministre de l'Agriculture, Julien Denormandie; le ministre de l'Éducation, de la Jeunesse et des Sports, Jean-Michel Blanquer. (Ci-dessous) le ministre d'outre-mer, Sébastien Lecornu; la ministre des Relations territoriales, Jacqueline Gourault; la ministre de l'Enseignement supérieur et de l'Innovation, Frédérique Vidal; la ministre de la Transformation des services publics, Amélie de Montchalin et la ministre de la mer, Annick Girardin.
(Ci-dessus) le Premier ministre Jean Castex; Le ministre de l'Intérieur, Gerald Darmanin; La ministre de la Défense, Florence Parly; le ministre des Finances, Bruno Le Maire; le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti; la ministre du Travail, Elisabeth Borne. (La moitié) du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian; le ministre de la Santé, Olivier Veran; La ministre de la transition écologique, Barbara Pompili; la ministre de la Culture, Roseline Bachelot; le ministre de l'Agriculture, Julien Denormandie; le ministre de l'Éducation, de la Jeunesse et des Sports, Jean-Michel Blanquer. (Ci-dessous) le ministre d'outre-mer, Sébastien Lecornu; la ministre des Relations territoriales, Jacqueline Gourault; la ministre de l'Enseignement supérieur et de l'Innovation, Frédérique Vidal; la ministre de la Transformation des services publics, Amélie de Montchalin et la ministre de la mer, Annick Girardin. © AFP

Éric Dupond-Moretti, avocat pénaliste en charge du portefeuille Justice

La nomination la plus surprenante a été celle de l'avocat pénaliste Éric Dupond-Moretti à la tête du ministère de la Justice. Dupond, 59 ans, est une figure reconnue du pays pour son insouciance devant les tribunaux, où il a passé plus de 30 ans et où il a acquitté plus de 120 personnes.

Dupond-Moretti a été en charge de procès controversés. En 2020, il a rejoint l'équipe de plaidoyer du militant Julian Assange, au cours des années précédentes, il a défendu des politiciens plongés dans des scandales de corruption et a même représenté le djihadiste Mohamed Merah, auteur de trois fusillades contre des civils en 2012 dans les villes de Toulouse et Montauban.

Eric Dupond-Moretti, le 29 janvier 2015 à Paris.
Eric Dupond-Moretti, le 29 janvier 2015 à Paris. © Joël Saget / AFP

Connu pour son franc-parler et son agressivité, Dupond a déclaré qu'il pourrait défendre Hitler s'il lui était demandé de le faire au nom de la loi et qu'il n'avait pas à "justifier l'idéologie nazie".

L'objectif de la promotion d'une économie durable

Après la victoire des verts aux élections municipales du 28 juin, Macron avait annoncé une sorte de virage social et écologique, mais les critiques reprochent au président que son pari poursuit un mandat aligné sur les intérêts des plus riches.

Sa plus grande tentative pour faire avancer la transition écologique a été la nomination de Barbara Pompili au poste de ministre de l'Environnement. Sa mission sera de promouvoir des politiques économiques vertes à l'heure où Macron cherche à construire un avenir par des entreprises leaders comme Air France et Renault vers le développement durable.

L'ancienne secrétaire d'État, Barbara Pompili, a nommé lundi 6 juillet ministre de la transition écologique au gouvernement de Jean Castex.
L'ancienne secrétaire d'État, Barbara Pompili, a nommé lundi 6 juillet ministre de la transition écologique au gouvernement de Jean Castex. © Gérard Julien / AFP

Avec son pari modéré, Macron n'a pas réussi à convaincre de grandes figures de la gauche ou de l'écologisme d'intégrer son nouvel exécutif, alors maintenant des groupes environnementaux tels que Greenpeace France remettent en question l'influence relative que Pompili aura sur la formulation des politiques environnementales. .

"C'est un ensemble de chaises musicales", critique la gauche en l'absence de changements substantiels

Il reste au ministère de l'Éducation Jean-Michel Blanquer; Jean-Yves Le Drian dans le portefeuille Étranger, Florence Parly dans le portefeuille Défense et le passage d'Elisabeth Borne du portefeuille Écologie au portefeuille Travail.

"Il s'agit d'un ensemble de chaises musicales", a expliqué Alexis Corbière, législateur du parti d'extrême gauche France Insumisa. "Soyons francs, c'est une feuille de route pour la même chose", a déclaré le membre du Congrès, qui, comme beaucoup, considère la candidature de Macron comme une tentative de consolider une base de centre-droit d'ici 2022.

Le président Emmanuel Macron serre la main du délégué interministériel de l'époque de la JJ. OO., Jean Castex, le 9 janvier 2019 à Paris, France.
Le président Emmanuel Macron serre la main du délégué interministériel de l'époque de la JJ. OO., Jean Castex, le 9 janvier 2019 à Paris, France. © Ludovic Marin / AFP

Le président a annoncé il y a quelques jours que le nouveau cabinet aurait pour tâche de relancer l'économie du pays, fortement dégradée par la crise sanitaire. Le président a dévoilé son dernier deck, un pari risqué dont la popularité s'est érodée ces derniers mois.

Le nouveau cabinet fait face à l'écart de plus de 30 000 millions d'euros que le financement du chômage a laissé pendant la pandémie après que l'État a repris les salaires pendant plus de trois mois. Macron a maintenant moins de deux ans pour redéfinir son héritage dans un contexte que personne n'imaginait.

Avec Reuters, EFE et AFP