Economie

Dernière poussée vers le Brexit: Londres et Bruxelles tentent de négocier contre la montre

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Ce samedi 28 novembre, des réunions en face à face entre l'Union européenne et le Royaume-Uni reprendront pour déterminer à quoi ressembleront les relations commerciales à compter du 1er janvier 2021, date à laquelle la période de transition du Brexit expirera.

Bien que l'Union européenne se soit engagée à être "créative" dans les étapes finales des négociations commerciales sur le Brexit, elle a également déclaré que le Royaume-Uni ne sera un "partenaire précieux" que lorsque le divorce des anciens partenaires de l'UE entrera pleinement en vigueur.

Il reste peu de temps pour que la période de transition se termine et Londres et Bruxelles tentent de négocier, la montre contre eux, un accord qui rendra leur séparation plus amiable. Mais leurs différences semblent inconciliables.

Les pourparlers reprendront ce week-end à Londres en personne, après que l'équipe communautaire soit restée en quarantaine pour un contact avec un cas positif de coronavirus.

Un divorce, mais pas une séparation définitive

Lorsque, le 31 janvier 2020, le Royaume-Uni a quitté l'Union européenne, beaucoup pensaient que ce jour-là mettait fin à l'incertitude qui régnait dans la région pendant six ans que durait le processus du Brexit. Mais cela ne faisait que commencer.

Le Royaume-Uni et l'Union européenne sont unis par un marché commun d'un billion d'euros par an et huit mois depuis le début des négociations en mars n'ont pas suffi à déterminer à quoi ressembleront désormais les relations.

Il y a trois points en litige: que les mêmes règles du jeu existent en matière commerciale, établir un mécanisme de résolution des conflits et sauvegarder les droits de pêche. Ce dernier aspect est crucial pour la France, qui depuis des décennies a le plus bénéficié de la pêche dans les eaux britanniques. Le Royaume-Uni demande un contrôle absolu de ses eaux.

La frontière entre les deux Irlandais a également été au centre de la lutte

Dans l'accord sur le Brexit, Londres et Bruxelles ont convenu que l'Irlande du Nord suivrait certaines des règles de l'Union européenne pour éviter les contrôles aux frontières avec la République d'Irlande, qui appartient à l'Union européenne.

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Depuis lors, le Premier ministre britannique Boris Johnson a proposé ce que l'on appelle la loi sur le marché intérieur. Londres affirme qu'il est nécessaire de permettre aux quatre nations du Royaume-Uni (Angleterre, Écosse, Pays de Galles et Irlande du Nord) de commercer librement s'il n'y a pas de pacte avec Bruxelles.

Mais si elle était adoptée, la loi déterminerait certaines parties du traité sur le Brexit, simplifiant le commerce entre l'Irlande du Nord (île) et la Grande-Bretagne d'une manière qui, selon Bruxelles, affectera son propre marché.

Cela pourrait mettre en danger la paix en Irlande du Nord. Et le bloc dit qu'il n'aura aucun accord avec Londres s'il maintient ce projet.

Avec Reuters et EFE

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