Le président du groupe national, Jordan Bardella, a déclaré mercredi que la mobilisation s’est réunie pour ce dimanche à Paris à l’appui du leader ultra-droit Marine Le Pen, récemment handicapé, “n’est pas un coup d’État”, mais une simple “expression de la démocratie”.
“Il est inacceptable que la démocratie soit minée par des considérations politiques”, a protesté Bardella depuis le parlement européen, revendiquant à son tour le caractère “combatif” de la formation présidente, recueille la chaîne BFMTV.
Au cours des dernières heures, certains secteurs de la classe politique française ont reproché que la manifestation de ce dimanche sert à attaquer l’indépendance des juges, après que Le Pen a insisté sur le fait que la justice a agi contre elle pour la séparer de la carrière présidentielle en 2026.
Le Pen a été condamné ce lundi à quatre ans de prison, dont deux fermes et réalisés sous gardé, pour payer une amende de 100 000 euros et cinq ans de disqualification pour avoir dirigé un complot avec lequel 2,9 millions de fonds européens ont été détournés pour payer les travailleurs de leur parti, ce qui les faisait passer par les participants du groupe national entre 2004 et 2016.
Au total, il y a eu vingt-trois personnes condamnées à des peines entre six mois et quatre ans de prison, comme c’est le cas du Pen, qui a subi la punition la plus difficile, accompagnée d’amendes et de disqualification, bien que dans certains cas, elle ait été suspendue. Seul un accusé a été acquitté.