Economie

Après la visite de Pelosi à Taïwan, la Chine bloque certaines importations (mais pas les chips)

Pékin a bloqué les importations d’agrumes et de poisson en provenance de Taïwan en représailles à une visite sur l’île autonome du président de la Chambre des représentants des États-Unis. Cependant, il n’en a pas été de même pour les puces destinées aux assembleurs chinois de smartphones et autres appareils électroniques.

Pékin et Taipei n’ont peut-être pas de relations diplomatiques. Cependant, les liens commerciaux entre la Chine et la petite île qu’elle revendique comme la sienne se chiffrent à plusieurs millions de dollars.

Pour cette raison, le gouvernement chinois a ciblé l’économie pour exercer des représailles contre Taïwan pour la visite de Nancy Pelosi dans la nation insulaire le mardi 2 août, et Il a bloqué les importations d’agrumes et de poisson.

L’adoption de cette mesure fait suite à la blocus des importations de biscuits et autres produits alimentaires de plus de 100 fournisseurs taïwanais lundi, avant la visite de Pelosi, selon le ‘Global Times’ et d’autres médias chinois.

Cependant, les agrumes tels que le poisson et les craquelins ne représentent qu’une fraction des exportations totales de Taïwan vers la Chine continentale. Ce marché est principalement représenté par les puces nécessaires aux usines chinoises qui assemblent les smartphones et autres produits électroniques.

L’île de 24,5 millions d’habitants joue un rôle très important dans l’industrie des semi-conducteurs : il produit la moitié des puces de processeur du monde et dispose d’une technologie que le continent ne peut égaler.

En fait, sur les plus de 300 000 millions de dollars dans lesquels le commerce binational est calculé, la Chine achète environ 104 000 millions de dollars en puces.


Un tiers du commerce binational Chine-Taiwan est en puces.
Un tiers du commerce binational Chine-Taiwan est en puces. ©France 24

Pendant ce temps, les puces sont la plus grande importation de la Chine avec plus de 400 milliards de dollars par an, devant même le pétrole brut. Cette concentration a alimenté les inquiétudes aux États-Unis et en Europe quant à une trop forte dépendance à des approvisionnements qui pourraient être perturbés par un conflit.

Le gouvernement des États-Unis tente d’étendre sa capacité de production de semi-conducteurs au niveau national, grâce à des subventions millionnaires que le Congrès de ce pays vient d’approuver.

Avec AP et EFE