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Ce mercredi 28 octobre à 20 h 00 heure locale, le président devrait annoncer de nouvelles mesures pour ralentir l'avancée du Covid-19 dans la deuxième vague de cette pandémie. Un nouveau confinement est déjà considéré comme l'alternative la plus probable. Deux semaines se sont écoulées depuis que le couvre-feu a été décrété dans neuf grandes villes du pays, dont Paris. La mesure a ensuite été étendue à 38 départements.

Dans l'après-midi du mardi 27 octobre, le Premier ministre Jean Castex a déclaré à un groupe de dirigeants parlementaires que, sans mesures plus strictes dans le pays, les hôpitaux et leurs unités de soins intensifs seraient saturés le 11 novembre. Ceci selon deux législateurs qui ont participé à la réunion à huis clos. Mardi, il a clôturé avec un bilan de 523 décès au cours des dernières 24 heures, le chiffre le plus élevé depuis le 22 avril dernier.

Les mesures en vigueur semblent ne pas suffire à contenir cette deuxième vague d'infections en France et c'est pourquoi on s'attend à ce que le président Emmanuel Macron annonce des restrictions plus strictes lorsqu'il s'adressera au pays, à 20h00 heure locale, le mercredi 28 octobre. Selon les médias locaux, le président annoncera un nouvel internement.

Le Premier ministre Castex prévoyait qu'il présentera jeudi les nouvelles mesures "indispensables" aux législateurs.

"Il faut l'accepter": professeur à l'hôpital Georges-Pompidou

Dans une interview à la radio RTL, le professeur Philippe Juvin, l'un des responsables de l'hôpital Georges-Pompidou à Paris, a déclaré que la reconfiguration était la meilleure option pour le pays. "Nous devons l'accepter", a-t-il déclaré à l'antenne.

Le médecin a ajouté qu'il existe "un indice significatif" d'admission en soins intensifs ", donc des mesures doivent être prises maintenant, et non dans les huit jours.

Voici à quoi ressemble le couvre-feu devant le musée du Louvre à Paris, en France, dans la nuit du 27 octobre 2020.
Voici à quoi ressemble le couvre-feu devant le musée du Louvre à Paris, en France, dans la nuit du 27 octobre 2020. © Charles Platiau / Reuters

Il y a deux semaines, le président a imposé un couvre-feu à Paris et à huit autres grandes villes. Depuis lors, la mobilité est restreinte de 9 heures du soir à 6 heures du matin. La mesure a ensuite été étendue à 38 départements.

L'Elysée n'a pas avancé ce que le président français dira ce mercredi, mais dans les huit mois de cette pandémie, ces types de discours ont été l'occasion d'annoncer des mesures plus sévères. Selon BFM TV, le gouvernement envisage de lancer un nouveau verrouillage national à partir de minuit jeudi, même s'il serait un peu plus flexible que celui qui a débuté à la mi-mars et a duré deux mois. La chaîne a ajouté que dans ce programme, les écoles pourraient rester en activité.

Des sources proches du gouvernement ont déclaré à Reuters plus tôt cette semaine qu'elles envisageaient de confiner strictement le week-end ou de commencer les couvre-feux plus tôt. Ainsi que la fermeture d'établissements non essentiels.

Le président français Emmanuel Macron s'adresse à la presse après avoir rencontré le personnel de l'hôpital René Dubos de Pontoise, Val d'Oise, France, le 23 octobre 2020.
Le président français Emmanuel Macron s'adresse à la presse après avoir rencontré le personnel de l'hôpital René Dubos de Pontoise, Val d'Oise, France, le 23 octobre 2020. © Ludovic Marin / Piscine via Reuters

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a déclaré mardi que, sans mesures plus strictes, le nombre de patients Covid-19 dans les unités de soins intensifs françaises pourrait atteindre le même pic en deux semaines que celui enregistré en avril.

Cinq régions du pays, dont Paris, dépassent 60% des patients Covid-19 en réanimation. En région parisienne, ce chiffre atteint déjà 73%.

Le gouvernement veut également éviter un coup dur pour l'économie

De l'autre côté de l'échelle, il y a l'impact économique qu'aurait l'institution de mesures plus sévères. Le ministre des Comptes publics, Olivier Dussopt, a assuré ce matin sur la station SudRadio qu'en cas de nouveau verrouillage total, le PIB de la France baisserait entre 2 et 2,5 points par mois.

"Nous avions dit que 2020 se terminerait par une récession, avec une baisse de 10% de l'activité, une prévision jugée pessimiste par certains", a déclaré Dusspot. "Nous avons été prudents. Aujourd'hui, l'épidémie que nous traversons montre que nous avons eu raison d'être prudents". Dussopt estime qu'il est encore trop tôt pour faire des estimations sur la manière dont la reprise devra faire face en 2021 et avance que si nécessaire, les prévisions seront mises à jour d'ici la fin de l'année.

Les prévisions d'un nouveau confinement ont également impacté la bourse. L'indice CAC-40 de Paris a chuté de 2,8% vers 09h40 GMT. Les parts du secteur du tourisme, comme celles d'Air France KLM et du groupe hôtelier Accor, ont également baissé ce jour-là.

Avec EFE et Reuters