Depuis l'Elysée, le président Emmanuel Macron a annoncé qu'avec l'arrivée de la deuxième vague d'infections par Covid-19 en Europe et les records d'infections dans le pays, les Français entreront à nouveau dans un confinement national obligatoire. Le président a assuré que la deuxième attaque du coronavirus "sera probablement plus dure et plus meurtrière que la première", pour laquelle il a décrété des mesures de confinement.

À partir de ce vendredi 29 octobre, toute la France entrera en détention obligatoire afin de réduire le nombre d'infections par Covid-19. La mesure sera appliquée, dans un premier temps, jusqu'au 1er décembre en fonction de l'augmentation des infections et des décès dans les prochains jours.

La restriction, qui rappelle celle qui a été imposée au premier semestre, force la fermeture d'entreprises non essentielles comme les bars et les restaurants. Cependant, les jardins d'enfants, les collèges et les lycées resteront ouverts et les cours universitaires se dérouleront à distance. En outre, ceux qui ont des parents dans des maisons de retraite pourront continuer à visiter.

Pour quitter leur domicile, les personnes doivent présenter un certificat imprimé, comme cela a été fait lors du premier confinement national, qui doit être présenté au cas où les autorités l'exigeraient: «Les seules sorties autorisées seront d'aller au travail, à un rendez-vous médical, pour porter assistance, faire du shopping ou prendre l'air », a précisé Macron.

La stratégie de lutte contre la deuxième vague de Covid-19 en France a été proposée par le président après consultation des scientifiques, des autorités, des membres du gouvernement et également des présidents d'autres pays de l'Union européenne.

Macron a déclaré que jusqu'à 400000 personnes pourraient mourir si des mesures ne sont pas prises et que le blocus qu'il décrète sera assoupli lorsque le nombre de nouvelles infections tombera à 5000 par jour.

Dans leur dernier rapport, les autorités françaises ont confirmé 36437 nouvelles infections au cours des dernières 24 heures et 244 décès dus au coronavirus.

«Nous avons tous été surpris par l'accélération soudaine du virus. Même si je connais la fatigue et le sentiment que cela ne finira jamais et que cela nous concerne tous, nous devons, quoi qu’il arrive, rester unis, ensemble et ne pas céder au poison de la division », a déclaré Macron, encourageant la population à n'abandonnez pas ce défi.

Reportage de Paris: A partir de ce vendredi 29 octobre, la France entrera dans un lock-out

Petites et moyennes entreprises, contre la reconfiguration

Les propriétaires de bars et de restaurants souffrent à nouveau de la fermeture de leurs commerces à la suite des nouvelles mesures imposées par le gouvernement français. Cependant, en fonction de l'avancement de l'épidémie, des exceptions pourraient être mises en place dans deux semaines pour l'ouverture de certaines entreprises non essentielles, notamment avec l'arrivée de la période de Noël.

Des informations sur ces exceptions seront annoncées par le Premier ministre français Jean Castex, qui tiendra une conférence de presse ce jeudi à 18h30 heure locale pour détailler les «nouvelles mesures pour lutter contre la deuxième vague de l'épidémie de Covid-19».

Mais, si le gouvernement français a promis des aides financières aux petites et moyennes entreprises, beaucoup d'entre elles ne sont pas d'accord avec le nouveau confinement national, d'autant plus que c'est une date de l'année où les Français commencent à acheter des cadeaux de Noël. .

Eric Chevée, vice-président de la Confédération française des petites et moyennes entreprises, a déclaré au journal «Le Monde» que «la fermeture d'entreprises dites« non essentielles »constitue une véritable injustice. C'est un véritable désastre pour les entreprises concernées, d'autant plus que l'annonce du président de l'entreprise intervient à un moment de l'année où beaucoup réalisent une partie substantielle de leur chiffre d'affaires, quelques semaines avant les vacances de Noël ».

Chevée a ajouté que l'aide que le gouvernement offre pour résister au coup économique n'est pas à la hauteur des pertes d'exploitation potentielles.

La nouvelle de la fermeture partielle de l'une des plus grandes économies d'Europe a également entraîné une baisse des marchés boursiers mondiaux.

"Le virus circule à une vitesse que même les prévisions les plus pessimistes n'avaient pas anticipées", a déclaré Macron, ajoutant que "nous sommes tous dans la même position: envahis par une deuxième vague dont nous savons qu'elle sera plus dure, plus meurtrière que la première". .

Le reconditionnement en France est la réponse à l'échec des couvre-feux nocturnes imposés à Paris et dans d'autres grandes villes. La mesure était insuffisante pour réduire les taux d'infection, ce à quoi le gouvernement a répondu par des mesures plus drastiques.

Le virus circule à différents niveaux dans les territoires d'outre-mer

Les DOM-TOM, ainsi nommés parce qu'ils sont hors métropole sur le continent européen, vivent la pandémie autrement.

Lors de la première vague de l'épidémie, le gouvernement a approuvé des mesures d'endiguement pour l'ensemble du territoire national, y compris à l'étranger, tandis que les territoires d'outre-mer ont été peu touchés par l'épidémie.

«J'ai décidé que nous devions revenir au blocus qui a arrêté le virus. Ceci s'applique à l'ensemble de notre territoire national, à l'exception de quelques modifications pour les régions et territoires qui sont à l'étranger », a annoncé le président français.

Certaines de ces zones, comme la Guadeloupe, la Martinique et la Polynésie, connaissent une deuxième vague significative, tandis que d'autres comme la Guyane, Mayotte et La Réunion sont pour l'instant moins touchées par le rebond du virus.

Avec Reuters et les médias locaux