MADRID, 28 novembre (EUROPA PRESS) –

Le gouvernement français a annoncé ce lundi qu’un navire de la marine française est arrivé dans un port égyptien qui servira d’hôpital aux blessés de la bande de Gaza évacués vers l’Égypte.

Le président français Emmanuel Macron a annoncé que le « Dixmude », un navire amphibie porte-hélicoptères, se trouvait en Egypte, à une cinquantaine de kilomètres de Gaza, pour « soutenir les efforts de réponse à l’urgence humanitaire », et a souligné  » solidarité » des militaires, médecins, diplomates et partenaires français.

Le ministre de la Défense, Sébastien Lecornu, a indiqué que, « suivant les instructions de Macron, la ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna, et le ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, ont lancé » une offre de santé globale comprenant des capacités hospitalières et des médecins, pour le bénéfice des civils ».

L’arrivée du porte-hélicoptère intervient au quatrième jour de la pause humanitaire entre l’armée israélienne et le Mouvement de la résistance islamique (Hamas), qui représente la première trêve depuis plus d’un mois et demi, la libération d’otages en échange de la remise des prisonniers palestiniens et une augmentation de l’aide humanitaire dans l’enclave.

Les bombardements israéliens contre la bande de Gaza ont fait jusqu’à présent plus de 15 000 morts, dont plus de 6 100 enfants, tandis que plus de 230 Palestiniens sont morts en Cisjordanie et à Jérusalem-Est depuis le début de la guerre. Cette offensive militaire israélienne est en représailles à l’attaque des miliciens palestiniens du 7 octobre, au cours de laquelle quelque 1.200 personnes ont été tuées et plus de 240 ont été kidnappées.

Malgré cet accord, la situation humanitaire à Gaza est « catastrophique », selon le Secrétariat général de l’ONU, qui souligne que plus de 1,7 million de personnes déplacées continuent de présenter de « grands besoins ». C’est pour cette raison que les Nations Unies – et d’autres organisations – ont demandé que le « dialogue se poursuive » pour parvenir à un « cessez-le-feu humanitaire définitif » et mettre ainsi fin au conflit dans la région.

A lire également