Un ancien ministre de la Santé de Macron se présente comme candidat du Nouveau Front Populaire

L'ancien ministre de la Santé Aurélien Rousseau, en poste jusqu'il y a six mois, se présentera aux élections législatives comme candidat du Nouveau Front populaire, la coalition de partis de gauche qui aspire à l'emporter aux élections contre l'extrême droite. Rassemblement marin national.

C'est ce qu'a confirmé le secrétaire général du Parti socialiste, Olivier Faure, qui a annoncé dans des déclarations à la chaîne BFMTV que Rousseau briguerait le siège de la circonscription des Yvelines sous l'égide du parti Place publique, formation qui compose le Nouveau Front Populaire susmentionné.

Plus tard, Rousseau lui-même a confirmé sur ses réseaux sociaux qu'il adhère aux postulats du Nouveau Front populaire, qu'il considère véritablement comme « le seul capable de bloquer l'extrême droite ». « Le Groupe National ne doit pas arriver au pouvoir », a déclaré l'ancien ministre.

Rousseau n'a été ministre de la Santé que pendant cinq mois depuis le milieu de l'année dernière. Il était auparavant chef de cabinet du Premier ministre Elisabeth Borné et était donc jusqu'à présent considéré comme une personnalité ouvertement liée au président français Emmanuel Macron.

La nouvelle n'a pas tardé à provoquer des réactions, et le président Macron lui-même a ironisé depuis l'Italie – où il a participé au sommet du G7 – du fait que Rousseau « démontre toute sa cohérence » avec ce changement de formation politique, bien qu'il ait refusé commenter davantage sur la question.

Une autre des critiques les plus virulentes a été celle de son ancien collègue du gouvernement, toujours ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, qui a souligné sur ses réseaux sociaux que Rousseau « devra expliquer pourquoi il faudrait abolir la réforme des retraites ». qu'il a négocié minutieusement.

Lorsqu'il était à la tête du portefeuille de la Santé, Rousseau a été l'un des principaux architectes de la réforme controversée des retraites, qui a porté l'âge minimum de la retraite à 64 ans et a également élargi les conditions nécessaires pour percevoir la totalité de la pension.

De son côté, Le Pen en profite pour rappeler à Rousseau sa participation à la « réforme des retraites Macron/Borne » évoquée plus haut. « L'extrême gauche alimente la violence et le chaos pour cacher son hypocrisie et sa trahison systématique envers les travailleurs français », a-t-il affirmé.

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