La France

Thème central de la rencontre controversée Macron-Bin Salman

Plusieurs questions ont été abordées lors de la rencontre controversée entre le président français et le prince héritier d’Arabie saoudite à l’Elysée, mais celle qui a eu le plus d’impact a été la diversification de l’approvisionnement énergétique de l’Europe en raison de la guerre en Ukraine. Le meeting a été dénoncé par l’opposition de gauche et plusieurs ONG, qui soulignent que Macron n’est pas cohérent avec le discours de défense des droits de l’Homme.

L’invasion russe de l’Ukraine et ses conséquences incitent les pays occidentaux à ouvrir les portes de marchés auparavant isolés comme l’Arabie saoudite.

La visite à l’Elysée du prince héritier de ce pays, Mohamed ben Salmane (MBS) pour un dîner controversé jeudi 28 juillet, marque son retour sur la scène politique et le tournant de l’Occident dans la diplomatie internationale.

Le veto, après le meurtre du journaliste, critique du Royaume, Jamal Khashoggi en 2018, pour lequel le prince est soupçonné d’avoir ordonné, selon les services de renseignement américains, a été levé ces dernières semaines par des pays comme les États-Unis. , qui a pris un tournant dans ses relations avec le pays du Golfe.

Deux semaines plus tard, la France fait de même, qui, comme d’autres pays européens, cherche des sources d’énergie pour réduire sa dépendance vis-à-vis des approvisionnements en pétrole et en gaz de la Russie au milieu de sa guerre contre l’Ukraine.


Une image fournie par le Palais royal saoudien montre le président français Emmanuel Macron et des membres de son gouvernement avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et sa délégation à Paris le 28 juillet 2022.
Une image fournie par le Palais royal saoudien montre le président français Emmanuel Macron et des membres de son gouvernement avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et sa délégation à Paris le 28 juillet 2022. © Bandar Al-Jaloud / Palais royal saoudien – AFP

Ce fait a suscité une vague d’indignation de la part des organisations de défense des droits de l’Homme et de l’opposition de gauche française, parmi lesquelles les arguments de realpolitik convoqués par l’Elysée ne parviennent pas à pénétrer.

Que de cohérence sur la défense du DD. HH. apportée par le Gouvernement a été réservée à plusieurs ONG. Mais la première ministre, Élisabeth Borne, souligne que l’engagement auprès du DD. HH. n’est pas en cause, mais que l’approvisionnement énergétique doit être assuré.

Quelques heures avant la réunion des dirigeants, le prince héritier a été la cible d’une plainte en justice déposée devant un tribunal de Paris par deux ONG alléguant la complicité du monarque dans le meurtre de Khashoggi.



La recherche de nouveaux partenaires fournisseurs d’énergie face à la menace russe

Avant le dîner contesté, Borne a également ajouté que « dans un contexte où on sait que la Russie coupe, menace de couper (le gaz) et où on a des tensions sur les prix de l’énergie, je pense que les Français ne comprendraient pas si on ne se parlait pas ». avec les pays qui sont les producteurs exacts d’énergie ».

Assurer l’approvisionnement énergétique avec de nouveaux partenaires comme l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole brut, est la priorité d’une longue liste de nations européennes.

Macron et Bin Salman ont convenu, comme l’a rapporté l’Elysée, que l’impact de la guerre d’Ukraine en Europe, au Moyen-Orient et dans le monde doit être atténué en renforçant la coopération.

Le dirigeant français a choisi de poursuivre la coordination avec le pays arabe pour la diversification de l’approvisionnement énergétique des pays européens, face à la menace latente, déjà réelle en Allemagne, de couper les exportations de gaz russe.


En fait, la société énergétique russe Gazprom a réduit mercredi à 20% de sa capacité la quantité de gaz naturel circulant dans un important gazoduc reliant la Russie à l’Europe, soulignant des problèmes techniques. Mais l’Allemagne appelle cela une décision délibérée de semer l’incertitude et d’augmenter les prix au milieu de la guerre en Ukraine.

Les autres sujets abordés lors du sommet Macron-Bin Salman

De l’Elysée, aucun détail n’a été donné sur ce qu’ils ont dit sur la situation des droits de l’homme en Arabie saoudite. En échange, ils ont publié une déclaration laconique indiquant que les deux hommes ont passé en revue diverses crises régionales et mondiales, ainsi que la coopération économique et environnementale.

Según el comunicado emitido este viernes 29 de julio, en la reunión el presidente francés le explicó a MBS su iniciativa FARM (Misión por la Resiliencia Alimentaria y Agrícola -Food and Agriculture Resilience Mission) para reducir las consecuencias de las menores exportaciones ucranianas de alimentos a pays en développement.

La communication officielle sur la rencontre -fermée aux médias, à l’exception des photographes- indique qu' »une bonne partie de leur discussion a porté sur les conflits en Syrie, au Yémen et en Israël-Palestine, ainsi que sur l’instabilité au Liban », et ils ont convenu accroître la coopération conjointe pour réduire les tensions et accroître la stabilité dans toute la région du Moyen-Orient.

Sur le programme nucléaire de l’Iran, rival de l’Arabie saoudite, le président français a souligné sa position selon laquelle il est encore temps pour Téhéran de revenir à l’accord international de 2015 qui a limité son développement.

Les deux dirigeants ont également discuté de la coordination dans la lutte contre le terrorisme, bien que les détails de ce qui a été convenu ne soient pas connus.

Cependant, le centre était l’approvisionnement en énergie. L’Arabie saoudite, qui possède les plus grandes réserves de pétrole au monde, derrière les réserves du Venezuela et un acteur clé au sein de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), est l’un des pays qui a reçu le plus de demandes d’extraction de pétrole pour marché et ainsi pouvoir lutter contre la forte hausse de l’inflation au niveau mondial ces derniers mois.

Tous les pays européens se précipitent pour renforcer les niveaux de stockage de gaz pour l’hiver, craignant que la Russie ne coupe complètement les exportations de gaz.

Avec AP et EFE