La France

Sarkozy, condamné à un an de prison pour financement illégal de campagne

Le tribunal correctionnel de Paris a reconnu Sarkozy coupable d’avoir financé illégalement une campagne électorale dans l’affaire « Bygmalion » et l’a condamné à un an de prison. Vous devez passer un an en résidence surveillée sous surveillance électronique. L’ancien président n’était pas présent au tribunal pour l’annonce du verdict.

L’ancien président français Nicolas Sarkozy a été reconnu coupable ce jeudi 30 septembre par le tribunal correctionnel de Paris de financement illégal de sa campagne dans l’échec de la candidature à sa réélection en 2012 dans le cadre de l’affaire « Bygmalion ».

L’ancien chef de l’Etat a été condamné à un an de prison et six mois de sursis, ainsi qu’à une amende de 3 750 euros ; bien que vous puissiez payer la peine en cas d’assignation à résidence et de surveillance électronique.

Il est accusé d’avoir dépensé près du double du montant maximum légal de 22,5 millions d’euros (27,5 millions de dollars) dans sa candidature à la réélection dans laquelle il a perdu contre le candidat socialiste François Hollande et après cela, d’avoir embauché une agence amicale pour cacher la dépense.

Un montage de fausses factures qui a financé sa campagne présidentielle en 2012 pour environ 42,8 millions d’euros.

(Sarkozy) a continué à organiser des réunions après avoir été averti par écrit du risque de dépassement de la limite légale

L’ancien président a déclaré au tribunal en juin qu’il n’avait pas participé à la logistique de sa campagne ni à la manière dont l’argent de la gestion électorale était dépensé.

Cependant, la présidente de la 11e chambre des corrections du tribunal de Paris, Caroline Viguier, a précisé que le président « continuait à organiser des réunions après avoir été prévenu par écrit du risque de dépassement de la limite légale ».

Les procureurs ont fait valoir que Sarkozy est « le seul responsable du financement de sa campagne » et qu’il a ignoré deux notes de ses comptables l’avertissant sur la question de l’argent.

L’ex-président a également déclaré qu’il n’était pas en charge de l’organisation quotidienne ; mais son équipe de travail et ne pouvait donc pas être blâmé pour le montant des dépenses.

Avec Sarkozy, 13 autres personnes ont été jugées, dont des conservateurs républicains, des comptables et des responsables du groupe de communication Bymalion. Ils font désormais face à des accusations de faux, d’abus de confiance, de fraude et de complicité dans le financement illégal de la campagne.

Seuls quatre prévenus ont partiellement reconnu leur responsabilité, trois anciens responsables de Bygmalion et ancien directeur adjoint de campagne du candidat à la présidentielle Jérôme Lavrilleux.

Sarkozy, chef de l’Etat français entre 2007 et 2012, avait déjà été reconnu coupable le 1er mars de cette année de corruption et de trafic d’influence dans une autre affaire. Bien qu’il ait été condamné à un an de prison et à deux ans de suspension dans cette affaire, il est libre dans l’attente d’un appel.

Le premier ancien président français condamné à de la prison

En mars, Sarkozy est devenu le premier ex-président français à être condamné à trois ans de prison pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire dite des « écoutes téléphoniques », puis a fait appel et la peine a été suspendue.

Lors de sa campagne électorale, le chef de l’Etat en 2012 « a demandé une réunion par jour et des spectacles à l’américaine » sans se soucier du montant de ses dépenses, comme l’a indiqué le parquet dans son réquisitoire.

Croquis d'audience montrant l'ancien président français Nicolas Sarkozy (c) au tribunal correctionnel de Paris le 15 juin 2021.
Croquis d’audience montrant l’ancien président français Nicolas Sarkozy (c) au tribunal correctionnel de Paris le 15 juin 2021. © Benoit PEYRUCQ AFP

La « nonchalance totale » de celui qui « ne regrette visiblement rien » est « à l’image et à la ressemblance de la nonchalance de sa campagne », a déclaré la procureure Vanessa Perrée.

Contrairement aux 13 autres prévenus, Nicolas Sarkozy n’est pas pointé du doigt pour le système de facturation destiné à masquer les dépenses irrégulières de la campagne.

Sarkozy a quitté la politique active en 2017, mais son rôle reste dans les coulisses.

Avec Reuters et AP