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Le gouvernement argentin a prolongé, jusqu'au 24 juillet 2020, la période de négociation avec ses obligataires pour échanger 66 238 millions de dollars de dette publique. Mais qu'est-ce qui rend un accord difficile?

Pour la cinquième fois, le gouvernement argentin a prolongé le terme pour négocier avec certains de ses créanciers la renégociation de 66 238 millions de dollars de dette publique.

Une semaine plus tôt, lorsque la quatrième prorogation a été accordée, il semblait que la négociation était en bonne voie pour aboutir. Cependant, quelques jours avant l'expiration du nouveau délai, les parties semblaient s'éloigner plus que jamais.

Même au milieu d'un climat de tension, l'homologue d'Alberto Fernández, principalement composé de fonds d'investissement, a menacé de porter l'affaire devant des personnes morales.

L'Exécutif soutient que ses revenus ne sont pas suffisants pour payer la totalité de la dette, tandis que les obligataires tentent de récupérer le plus possible ce qu'ils ont investi. Mais qu'est-ce qui empêche la conclusion d'un accord?

Un petit écart, mais millionnaire

Selon l'évaluation des experts, la dernière proposition du gouvernement argentin prévoit de payer 50 pour chaque 100 $ émis et celui des créanciers est de récupérer entre 53 et 55 pour chaque 100 $ émis.

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La différence de critères semble faible (entre 3 et 5 dollars les 100 émis), mais en valeur absolue, elle peut être comprise entre 2 et 3 milliards de dollars, selon les calculs des experts consultés par France 24.

La vérité est que ce qui est en cours de négociation représente à peine un cinquième de la dette totale de l'Argentine, de plus de 300 000 millions de dollars, ce qui représente près de 90% de son produit intérieur brut.

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L'Argentine a cessé de payer, pour la neuvième fois, des intérêts sur ses obligations en mai et la pandémie de Covid-19 a aggravé la récession économique qui frappe la nation sud-américaine depuis plus de deux ans.

France 24 avec EFE