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L'assassinat du professeur de français Samuel Paty a de nouveau mis en lumière l'extrémisme en France. Le président Emmanuel Macron a annoncé la dissolution d'un groupe pro-Hamas actif dans le pays, accusé d'être "directement impliqué" dans la mort de Paty.

Ce nouvel épisode de violence a conduit le président à annoncer de nouvelles mesures au milieu de la tourmente qui a conduit au décès du professeur d'histoire de 47 ans.

Macron a déclaré que la décision finale de fermer le collectif Cheikh Yassine, qui soutient la cause palestinienne et porte le nom du fondateur du Hamas, sera prise lors d'une réunion du cabinet le 21 octobre.

Le président a annoncé la mesure lors d'un discours qu'il a prononcé à l'issue d'une rencontre avec une unité de lutte contre l'islamisme radical dans la banlieue de Bobigny, au nord-est de Paris.

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse à Bobigny, Seine-Saint-Denis, à la périphérie nord de Paris, le 20 octobre 2020.
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse à Bobigny, Seine-Saint-Denis, à la périphérie nord de Paris, le 20 octobre 2020. © Reuters

Le collectif a été créé par Abdelhakim Sefrioui, un activiste islamiste radical placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur la mort de Paty. Sefrioui est l'auteur d'une des vidéos dans laquelle le père d'une fille de l'école où travaillait Paty, l'a accusé d'avoir insulté l'islam et l'a traité de "tyran", après avoir demandé à être expulsé.

"Il ne s'agit pas de faire plus de déclarations. Nos concitoyens attendent des actions et ces actions vont s'intensifier", a déclaré Macron quatre jours après le meurtre de l'enseignant.

"On sait quoi faire", a réitéré le dirigeant français aux journalistes.

Les autorités ordonnent la fermeture temporaire d'une mosquée à la périphérie de Paris

Samuel Paty avait montré à ses élèves des caricatures du prophète Mahomet dans un cours d'instruction civique sur la liberté d'expression au début du mois, un fait qui a conduit à son meurtre peu de temps après.

La police a capturé 15 personnes prétendument liées à l'épisode et organisé des raids. Ce 20 octobre, par ailleurs, les autorités ont ordonné la fermeture de la Grande Mosquée de Pantin.

Ceci après avoir partagé une vidéo sur sa page Facebook avant l'attaque qui a provoqué de la colère contre Samuel Paty.

Des centaines de personnes se rassemblent place de la République, pour rendre hommage à Samuel Paty, professeur décapité par un djihadiste présumé, et pour exprimer leur rejet du terrorisme. À Paris, France, le 18 octobre 2020.
Des centaines de personnes se rassemblent place de la République, pour rendre hommage à Samuel Paty, un professeur décapité par un djihadiste présumé, et pour exprimer leur rejet du terrorisme. À Paris, France, le 18 octobre 2020. © Reuters / Charles Platiau

La police a publié des avis de l'ordre de fermeture devant la mosquée après le discours de Macron, dans lequel il a promis une réponse sévère contre les diffuseurs de messages haineux, les prédicateurs radicalisés et les citoyens qui constituent une menace pour la sécurité de France.

Le chef de la mosquée Panin, M'hammed Henniche, a exprimé ses regrets d'avoir partagé la vidéo sur les réseaux sociaux, après avoir appris que Paty était même victime d'une cruelle campagne d'intimidation en ligne avant même d'être tué. .

"Il n'y a pas de place pour la violence dans notre religion", a déclaré la mosquée dans un communiqué publié sur Facebook le 19 octobre. "Nous condamnons fermement cette sauvagerie", a ajouté la mosquée.

Avec l'AFP et Reuters