La France

Les salariés des hôpitaux et maisons de repos en France devront se faire vacciner pour faire de l’exercice

En France, dès ce mercredi 15 septembre, les personnels de santé et toute personne intervenant auprès des personnes âgées auront l’obligation de se faire vacciner contre le Covid-19. La loi indique qu’ils doivent prouver qu’ils ont reçu au moins une dose sinon ils seront sanctionnés. Cela a généré une vague de protestations dans le pays gaulois.

Les agents de santé et les professionnels qui s’occupent de personnes vulnérables ou de personnes âgées doivent être vaccinés contre le Covid-19 dès demain s’ils souhaitent continuer à exercer leur travail. La loi établit qu’à partir de ce mercredi, le personnel doit avoir reçu au moins une dose de vaccin, alors que d’ici le 15 octobre, ils devraient être complètement vaccinés.

Cette loi s’étend au personnel des transports sanitaires, aux pompiers, aux agents de la protection civile, entre autres. Depuis l’Elysée, ils affirment que dans le cas contraire, ils seront punis d’une suspension de travail et de salaire.

L’agence française de santé publique a révélé le 12 septembre que 94,6% des médecins avaient déjà reçu au moins une dose du vaccin Covid-19, et 92% avaient déjà été complètement vaccinés. En résidence, 89,3 % étaient déjà administrés avec une dose et 85,4 % avec les deux.

Le président français Emmanuel Macron a annoncé la proposition le 12 juillet de cette année. Cependant, il a été approuvé début août.

Cette décision a déclenché une vague de protestations à travers le pays

Ce mardi, des centaines de personnes sont venues manifester contre cette mesure dans toute la France. Pour Stivala, « à Paris, les participants sont venus exprimer une colère assez intense contre ce mandat autoritaire qui va générer tensions et chaos. On ne peut plus se permettre de perdre des soignants. »

Un manifestant affronte des policiers anti-émeute lors d'une manifestation contre les restrictions imposées par la France, y compris les laissez-passer de santé obligatoires, pour lutter contre la pandémie de la maladie à coronavirus (COVID-19), à Paris, France, le 11 septembre 2021.
Un manifestant affronte des policiers anti-émeute lors d’une manifestation contre les restrictions imposées par la France, y compris les laissez-passer de santé obligatoires, pour lutter contre la pandémie de la maladie à coronavirus (COVID-19), à Paris, France, le 11 septembre 2021. © Reuters / Benoit Tessier

En revanche, Amel Benothman, l’une des manifestantes qui travaille comme infirmière à l’Etablissement public de santé mentale Saint-André, a avoué dans l’une des manifestations que « je vais me retrouver sans salaire, avec trois enfants. Ce vaccin m’inquiète. trop, je voudrais que mon choix soit respecté ».

Nathalie Della Giustina, psychologue de 47 ans, s’est également exprimée sur le sujet. « Je refuse de jouer à la roulette russe avec ma santé et aujourd’hui, je choisis ma santé, même si j’aime mon travail », a-t-il déclaré.

Ce projet de loi précède celui du certificat sanitaire pour les actes de la vie courante, entré en vigueur début août

Le pass santé est obligatoire pour toute personne souhaitant se rendre dans des lieux de divertissement, tels que bars, restaurants, stades ou cinémas. Le certificat consiste à démontrer avoir reçu le calendrier vaccinal complet, avoir vaincu la maladie ou, au contraire, présenter un test PCR négatif de moins de 72 heures.

Depuis son entrée en vigueur à ce jour, elle a déclenché des manifestations en France tous les samedis. Des dizaines de milliers de personnes sortent pour élever la voix. Mais, tout comme il a suscité beaucoup de controverses au sein de la population, il a également accéléré le taux de vaccination.

Un travailleur médical administre une dose de vaccin Pfizer BioNTech COVID-19 « Comirnaty » dans un centre de vaccination à Nantes, en France, le 14 septembre 2021.
Un travailleur médical administre une dose de vaccin Pfizer BioNTech COVID-19 « Comirnaty » dans un centre de vaccination à Nantes, en France, le 14 septembre 2021. © Reuters / Stéphane Mahé

Selon l’organisation Our World in Data, sur les plus de 68 millions d’habitants que compte le pays gaulois, 6,92 millions ont contracté le virus. Plus de 116 000 infections ont entraîné la mort.

Cette même organisation indique que 91,5 millions de doses ont été administrées et 46,2 millions de personnes ont été totalement immunisées. Soit 63,6 % de sa population totale. En effet, la France est l’un des pays avec le taux de vaccination le plus élevé au monde.

Avec EFE