MADRID, 12 décembre (EUROPA PRESS) –

La Première ministre française, Elisabeth Borne, a prévenu mardi que le gouvernement n’envisageait pas « d’abandonner » la réforme de l’immigration rejetée lundi par l’Assemblée nationale, à laquelle se sont ralliées les formations d’opposition, de la gauche à l’extrême. jusqu’à Los Republicanos, qui jusqu’ici avaient évité de se positionner aussi clairement.

Borne s’est montrée disposée à parvenir à des « accords », mais a attaqué ce qu’elle considère comme des « coups politiques ». Il estime que « l’union sacrée » qui existe entre des formations soi-disant antagonistes ayant déjà voté ensemble plusieurs motions de censure « ne propose qu’un chaos » aux Français, ce qu’il juge « irresponsable » et « dangereux », rapporte franceinfo.

Le gouvernement veut surmonter le coup porté à sa réforme en convoquant « au plus vite » une commission mixte de députés et sénateurs – un total de 14, répartis à parts égales – qui puisse parvenir à une sorte de texte commun, comme il l’a expliqué aux médias. » le porte-parole officiel, Oliver Véran, à l’issue de la réunion du Conseil des ministres.

Depuis Los Republicanos, certains de ses principaux responsables se sont montrés disposés à négocier, mais d’autres groupes comme les socialistes ont directement exigé le retrait du projet et le leader du Groupe national, Jordan Bardella, l’a demandé dans une interview à BFM TV. « la dissolution de l’Assemblée nationale » et donc la convocation d’élections.

Parmi les principales victimes politiques de ces conflits figure le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui a regretté dans des déclarations aux médias que la France « perde du temps » à protéger ses citoyens. Il a également défendu les supposées améliorations qu’entraînerait la réforme devant les députés, lors d’une séance marquée par la tension.

Darmanin est allé jusqu’à affirmer lundi qu’après le rejet du Parlement, il avait mis ce poste à la disposition du président Emmanuel Macron, qui a rejeté la démission. Au cours de l’année écoulée, Macron a également exclu toute pression croissante sur son Premier ministre, chargé en dernier ressort de défendre les projets du gouvernement dans une Chambre où il ne dispose pas de la majorité absolue.

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