La France

Le front commun contre l’extrême droite en France disparaît dans les sondages

MADRID, 8 mars (EUROPA PRESS) –

Les élections présidentielles de France de 2022 poseront, sauf surprises, un nouveau duel entre l’actuel locataire de l’Elysée, Emmanuel Macron, et la dirigeante d’extrême droite Marine Le Pen, bien que la perspective que cette dernière puisse arriver au pouvoir ne soit plus semble être suffisant pour récupérer connu sous le nom de «Front républicain».

Sous ce nom, les partis traditionnels entretiennent depuis des années une sorte de cordon sanitaire à l’extrême droite, qui représente désormais l’Association nationale du Pen. Le pacte non écrit était de soutenir le candidat modéré survivant en cas de second tour, quel que soit le parti auquel il appartenait.

Un sondage publié ce lundi par le magazine «L’Opinión» propose un second tour entre Macron et Le Pen au cours duquel l’actuel président obtiendrait 53% des voix, contre 47% pour son rival.

Fin janvier, la distance entre les deux était encore plus proche, de seulement quatre points de pourcentage et, en tout cas, il semble que la base électorale de Le Pen se consolide. 84% de ceux qui l’ont soutenue il y a quatre ans prévoient de le refaire aux prochaines élections.

Jean-Luc Mélenchon, leader de France Insoumise, a admis dimanche dans une interview à France 3 que Macron et Le Pen « ne sont clairement pas les mêmes », mais a précisé qu’il ne donnerait aucun slogan à ses électeurs en cas de cette hypothétique confrontation, qui rééditerait celle qui était déjà vécue en 2017. «Les slogans n’ont pas d’importance aujourd’hui», a-t-il soutenu.

La passivité de Mélenchon semble s’étendre au sein de son électorat, puisque 52% de ceux qui ont voté pour lui au premier tour ne voteraient pas au second. Les 48% restants sont partagés à parts égales entre Macron et Le Pen.

Dans l’hypothèse où la socialiste Anne Hidalgo, maire de Paris, se présenterait à l’Elysée, la moitié de son électorat ne voterait pas non plus au second tour, tandis que parmi les 50% qui le feraient, une majorité (41%) soutiendrait Macron. Le président actuel n’obtient qu’un large soutien parmi les partisans de l’écologiste Yannick Jadot (51%).

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