Economie

Le chômage baisse au Mexique, mais l’informalité augmente

Le taux de chômage du pays est tombé au premier semestre à des niveaux proches de celui d’avant la pandémie de Covid-19, selon l’Institut national de la statistique et de la géographie (INEDI). Malgré tout, il reste encore un million d’emplois à récupérer.

Le taux de chômage dans ce pays est tombé au premier semestre à des niveaux proches du chiffre d’avant les pandémies, selon l’Institut national de la statistique et de la géographie (INEGI). Cependant, il reste encore un million d’emplois à récupérer.

Le taux de chômage au Mexique a clôturé le mois de juin à 4% de la population économiquement active, un niveau proche des 3,5% qu’il enregistrait avant Covid-19. Cependant, l’une des cicatrices laissées par la crise est un travail encore plus précaire qu’il ne l’était.

Les statistiques montrent que la population économiquement active était de 57,4 millions de personnes en juin 2021, c’est-à-dire que 6,5 millions de personnes sont revenues sur le marché du travail après plus d’un an de pandémie, mais il en reste encore un million à ne pas réintégrer.

Le taux de chômage de 4% est inférieur aux 5,5% de juin 2020, lorsque le Mexique entamait la « nouvelle normalité » après l’urgence sanitaire. Il est également légèrement inférieur à celui d’il y a un mois, alors qu’il s’établissait à 4,1 %.

Ce qui est en forte croissance, c’est l’emploi informel, qui atteint aujourd’hui un taux de 55,4 %, soit 2,3 points de plus qu’il y a un an. Cela signifie qu’environ 30,5 millions de personnes n’ont pas d’emploi formel.

Une autre caractéristique du marché du travail mexicain est qu’environ la moitié de la population gagne moins de deux fois le salaire minimum. Un quart ont des revenus allant jusqu’à un salaire minimum, tandis que 35,7% ont entre un et deux salaires de base par mois.

Avec EFE