La France

L’ancien président Hollande assure qu’ils n’avaient pas les informations pour « empêcher » les attentats de Paris.

L’ancien président français François Hollande a témoigné ce mercredi dans le procès pour les attentats de Paris, les attentats les plus meurtriers de l’histoire du pays dans lesquels un total de 130 personnes sont mortes, pour s’assurer que son gouvernement, à l’époque au pouvoir, n’avait pas les informations pour « empêcher » les attaques.

« Nous avons fait tout ce que nous pouvions, nous les avons même battus là où ils étaient (dans les pays où l’Etat islamique opérait). Mais nous n’avions pas l’information qu’ils auraient pu empêcher les attentats du 13 novembre. La veille (… ) nous avions connaissance des individus, mais nous ne pouvions pas imaginer qu’ils agiraient », s’est défendu Hollande, dans une déclaration marathon dans laquelle il a répondu aux questions des avocats des présentes victimes.

Dans ce sens, il a assuré que Paris soutenait la lutte contre l’Etat islamique dans des pays comme l’Irak, tandis qu’en Syrie la France a agi « en légitime défense » contre des cellules terroristes qui planifiaient des attentats contre le pays.

« D’autres pays ont été gravement touchés, la Belgique, l’Allemagne, l’Espagne, entre autres. Pourquoi la France plus que les autres ? Sûrement parce que c’est le pays des Droits de l’Homme, des libertés », a poursuivi l’ex-président, recueille ‘Le Figaro’.

« Il y avait la volonté de punir la France pour ce qu’elle est. Ce n’était pas tant notre participation à la coalition (contre l’État islamique), mais plutôt parce que ces terroristes pensaient que nous étions la terre de la luxure, de la dépravation et du mal. endroits », a-t-il ajouté.

Hollande en a également profité pour s’excuser auprès des victimes et de leurs familles de n’avoir pu empêcher les attentats. « Nous ne savions pas quand, comment et où ils allaient attaquer », a-t-il insisté.

Un tribunal spécifique installé dans l’ancien palais de justice de Paris sert de cadre à un procès qui durera dans un premier temps environ neuf mois. Environ 1 800 personnes se sont constituées parties civiles et environ 300 avocats tenteront de prouver la culpabilité des 20 prévenus, dont quatre seront jugés « par contumace ».

La condamnation n’est attendue qu’en mai 2022 et avant cela, certaines des principales autorités françaises sont appelées à déclarer quand les attentats ont eu lieu. La liste des témoins comprend également les noms de l’ancien ministre de l’Intérieur Bernard Cazenevue ou de l’ancien procureur de Paris François Molins.

La salle du Bataclan a été la scène la plus meurtrière de l’enchaînement des attentats qu’a connu Paris en novembre 2015 et qui a fait au total 130 morts. Seulement au Bataclan 90 personnes ont perdu la vie.