La France

Macron « regrette l’incompréhension » des propos qui ont déclenché la crise diplomatique avec l’Algérie

La présidence française a indiqué que le président français Emmannuel Macron « regrette le malentendu » provoqué par les déclarations sur l’Algérie, dans lesquelles il critiquait le système de gouvernement algérien et qui a déclenché une crise diplomatique entre Paris et Alger.

Dans un communiqué partagé par l’Elysée, la présidence française a également indiqué que le président algérien, Abdelmayid Tebune, a été invité à une conférence à Paris avant les élections prévues le 24 novembre.

« L’Algérie est un pays influent dans la région et le président espère que le président assistera à cette conférence », selon le dossier.

Après avoir pris connaissance des propos de Macron, Alger a appelé son ambassadeur à des consultations au début du mois dernier et a interdit les vols militaires français dans son espace aérien, après avoir qualifié les déclarations du président français d' »erreur grave ».

Selon le journal ‘Le Monde’, Macron aurait qualifié le pays de « système politique militaire », avec une « histoire officielle réécrite », lors d’une rencontre avec des descendants de personnalités de la guerre d’indépendance algérienne.

En réponse, la présidence algérienne a qualifié ces propos « d’attaque intolérable contre la mémoire des 5.630.000 braves martyrs qui ont sacrifié leur vie dans la résistance héroïque à l’invasion coloniale française ».

Les déclarations, qui ont provoqué une crise diplomatique avec l’Algérie, ont conduit Tebune à déclarer ce samedi que c’était Paris qui devait faire « le premier pas » pour régler la situation. Il n’y a aucun Algérien qui puisse accepter une quelconque tentative de ma part pour entrer en contact avec ceux qui nous ont insultés », a déclaré le président dans des déclarations au magazine allemand ‘Der Spiegel’.

« Le fait est que (Macron) a reconnu que la colonisation était un crime contre l’humanité. Tout ce que nous voulons, c’est que la France reconnaisse les crimes qu’elle a commis », a-t-il conclu.