MADRID, 4 août (EUROPA PRESS) –

Le gouvernement français a répondu à la junte militaire du coup d’État au Niger qu’il n’a pas le pouvoir de dissoudre les accords bilatéraux signés entre Paris et le gouvernement démocratiquement élu du pays, aujourd’hui renversé.

Les militaires nigériens ont averti jeudi soir de l’annulation des accords de coopération militaire avec la France, qui maintient un détachement militaire dans le pays dérivé du Mali, où ils ont participé à l’opération « Barkhane » dans la lutte contre le terrorisme.

En revanche, Paris considère que « le cadre juridique de sa coopération avec le Niger dans le domaine de la défense repose sur des accords conclus avec les autorités légitimes du pays ».

« Ce sont les seuls que la France reconnaît, tout comme la communauté internationale dans son ensemble », selon un communiqué du ministère repris par Radio France Internationale (RFI), un média dont l’activité dans le pays africain a été suspendue ces dernières années. heures par les autorités putschistes, ainsi que celle de France 24.

En ce sens, le gouvernement français en profite pour condamner la suspension des émissions des deux médias, et « réaffirme son attachement constant et déterminé à la liberté de la presse, à la liberté d’expression et à la protection des journalistes ».

Au Niger, les mesures prises contre la presse s’inscrivent dans un contexte de répression autoritaire menée par les putschistes », a ajouté le ministère français des Affaires étrangères.

« Après avoir pris en otage le président élu de la République du Niger, ils se livrent à une campagne d’arrestations arbitraires contre des représentants démocrates. La France condamne ces graves atteintes aux libertés fondamentales », a souligné le ministère.

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