Le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé lundi une nouvelle loi pour encadrer l’activité des imams en France et lutter contre le stéréotype selon lequel l’islam « est une religion d’étrangers, pour des étrangers et financée par des étrangers ».

« 60 pour cent des musulmans de France sont nés en France et c’est une religion française comme une autre », a-t-il indiqué lors d’un discours au Forum de l’Islam français (FORIF), ajoutant qu’ils espèrent « renforcer l’offre de formation en France dans son sens ». dimension théologique et laïque ».

Darmanin a défendu que, depuis son arrivée au pouvoir, il a fermé des lieux de culte « radicalisés » dans lesquels l’islam a été détourné à des fins politiques » et a contribué à l’expulsion de personnes « en dehors de leur religion ».

Cela intervient après que Darmanin a annoncé la semaine dernière l’expulsion vers la Tunisie de l’imam « radical » Mahjub Mahjubi, qui dirigeait les prêches depuis la mosquée de Bagnols-sur-Cèze, située dans le Gard, où il avait prononcé, selon le gouvernement, des propos anti- Commentaires sémitiques, sexistes et intolérants.

Ce n’est pas la première mesure que prend le gouvernement d’Emmanuel Macron concernant l’islam. En décembre 2023, la France a interdit l’entrée dans le pays des imams formés ou dépendants des étrangers, une promesse annoncée par le président en 2020.

De même, le gouvernement français a annoncé l’interdiction de l’abaya, un vêtement féminin utilisé par les femmes musulmanes, l’assimilant à tout symbole religieux et faisant appel à la loi qui garantit la laïcité du système éducatif.

L’ancien ministre de l’Éducation Gabriel Attal – aujourd’hui Premier ministre – a fait face en août dernier à des critiques, principalement de gauche, qui l’accusaient de persécuter la communauté musulmane pour sa décision d’interdire aux centres éducatifs ce vêtement.

Depuis son arrivée au pouvoir, Macron a pris une série de mesures, comme la suppression du mot « séparatisme » et l’inclusion du terme « laïcité » pour lutter contre l’islam radical, même si le renforcement des contrôles sur les associations musulmanes ou la modification et l’évolution de l’enseignement lui ont valu de nombreuses un peu de critique.

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