La Cour de cassation de France, la plus haute instance judiciaire du pays, a disculpé ce mercredi le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et classé sans suite le dossier contre lui pour viol présumé.

Le tribunal a ainsi rejeté le recours présenté par la plaignante, Sophie Patterson-Spatz, qui l’accusait de l’avoir violée en 2009, même si le ministre avait toujours souligné qu’il s’agissait d’une relation sexuelle consensuelle, selon les informations recueillies par le journal. « Le Figaro ».

L’affaire est classée sans suite, ce qui marque « la fin d’une procédure qui a duré sept ans pour des faits remontant à près de quinze ans », comme l’ont indiqué les avocats Mathias Chichportich et Pierre Olivier, qui ont souligné que c’est la sixième fois que la justice française exclut qu’il existe des raisons impérieuses d’inculper Darmanin.

En janvier 2023, la cour d’appel de Paris a rejeté la plainte déposée par Patterson-Spatz, 52 ans, qui avait fait appel du verdict d’un juge d’instruction de la capitale française, qui avait également ordonné le non-lieu. Il a cependant décidé de se pourvoir devant la Cour de cassation.

Patterson-Spatz, qui a déposé la première plainte en 2017, a affirmé avoir été victime de harcèlement sexuel et de viol, même si elle n’a décidé de le signaler que lorsque Darmanin a pris son poste actuel au sein du gouvernement. Comme il l’a expliqué, il lui a promis de l’aider dans les affaires judiciaires en échange de faveurs sexuelles.

L’accusation indique qu’elle a été « forcée » d’entretenir ces relations sexuelles car le ministre de l’Intérieur, alors chargé des affaires juridiques du parti Union pour un mouvement populaire, a abusé de son pouvoir.

L’un des juges qui a traité de l’affaire a indiqué qu’« il n’y a aucun doute sur la véracité de son récit », mais a également souligné qu’elle avait « délibérément décidé d’avoir des relations sexuelles pour que son dossier soit porté devant la justice ».

C’est pourquoi Darmanin, alors âgé de 26 ans et qui a écrit un SMS dans lequel il se qualifiait de « sale idiot », aurait pu « avoir mal interprété ses intentions tout en admettant qu’il profitait de la situation ».

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