Deux candidats de La Francia Insumisa aux élections européennes interrogés pour prétendue "apologie du terrorisme"

La police française a interrogé ce mardi Rima Hassan et Mathilde Panot, candidates du parti La France Insoumise (LFI), pour « apologie du terrorisme » présumée après avoir fait une série de déclarations sur l'offensive de l'armée israélienne contre la bande de Gaza, où plus de 34 500 personnes ont été tuées. des gens sont déjà morts.

Au cours de l'interrogatoire, qui s'est déroulé alors que progressaient les attaques de l'armée israélienne contre l'enclave palestinienne, des centaines de personnes se sont rassemblées aux abords du commissariat de police judiciaire français pour manifester leur soutien aux deux politiques.

Panot a qualifié l'enquête ouverte contre les deux hommes d'événement « sans précédent ». « Dans quelle démocratie les méthodes antiterroristes sont-elles utilisées contre les hommes politiques, les syndicats et les militants ? », a-t-il dénoncé auprès de ses partisans, qui ont lancé des proclamations en faveur de la résistance du peuple palestinien.

La polémique a débuté à la suite d'une série de déclarations faites par Panot elle-même peu après les attentats perpétrés par le Mouvement de la résistance islamique (Hamas) le 7 octobre en Israël, qui ont fait 1.200 morts. La présidente du groupe LFI au Parlement a ensuite fait un parallèle entre cette attaque, qu'elle a qualifiée d' »offensive des forces palestiniennes », et la politique d'occupation israélienne dans les territoires palestiniens.

Hassan, une militante franco-palestinienne, a été interrogée sur une série de propos tenus entre novembre et décembre 2023, lorsqu'elle avait déclaré lors d'un entretien qu'elle considérait les actions du Hamas comme « légitimes », selon les informations du journal français « Le Monde'. Aujourd'hui, il accuse le « lobby pro-israélien et les organisations qui le soutiennent de présenter ce type de plaintes qui cherchent à les faire taire ».

Son parti a qualifié à plusieurs reprises la situation à Gaza de « génocide » et a fait de la défense de la cause palestinienne l'axe principal de sa campagne. Ainsi, ils ont dénoncé « l’instrumentalisation de la justice pour faire taire les voix pro-palestiniennes ».

Le ministre français de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a affirmé qu'en démocratie « il vaut mieux ne pas faire pression sur les juges ». « Cela s'applique à tout le monde, y compris aux dirigeants de la France insoumise », a-t-il souligné.

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