La France

C’était le huitième jour des manifestations en France contre le pass sanitaire

Pour le huitième week-end consécutif, des milliers de personnes qui s’opposent à la mise en place du pass sanitaire sont descendues dans la rue dans plusieurs villes françaises. Malgré le fait que les manifestations du 4 septembre aient eu moins de participants qu’à d’autres moments, elles sont toujours massives.

Ce samedi, plus de 140 000 personnes sont de nouveau descendues dans les rues françaises pour exprimer leur refus du laissez-passer sanitaire obligatoire décidé par le gouvernement d’Emmanuel Macron.

A Paris, il y avait cinq points de rendez-vous pour ce huitième samedi de mobilisations et des milliers de manifestants ont défilé de la Tour Eiffel aux Invalides. L’appel à la marche a été lancé par le mouvement « Los Patriotas », dont le président est Florian Philippot, l’ancien allié de l’extrême droite Marine Le Pen.

La capitale française n’était pas le seul lieu de rendez-vous. Selon les autorités, il y avait au moins 215 points de concentration dans tout le pays. Cependant, ses quelque 140 000 participants étaient légèrement inférieurs aux 160 000 inscrits le week-end dernier et loin des 215 000 au début des manifestations en juillet.

Des manifestants brandissent des banderoles lors d'un rassemblement contre le pass sanitaire obligatoire Covid-19 pour accéder à la plupart des espaces publics, à Nantes, dans l'ouest de la France, le 4 septembre 2021.
Des manifestants brandissent des banderoles lors d’un rassemblement contre le pass sanitaire obligatoire Covid-19 pour accéder à la plupart des espaces publics, à Nantes, dans l’ouest de la France, le 4 septembre 2021. AFP – SEBASTIEN SALOM-GOMIS

Ce qui s’est répété cette fois, c’est la présence de la police anti-émeute. De plus, à cette occasion, il y a eu des blessés à Nantes sur fond de bagarres entre manifestants d’extrême droite et de gauche.

Les avis politiques restent partagés sur la mesure du pass santé

Les manifestations abritent de multiples spectres politiques. D’un côté, il y a les « gilets jaunes », qui ont été les groupes qui ont auparavant mené des manifestations contre le gouvernement Macron. D’autre part, il y avait aussi des personnalités politiques d’extrême droite.

L’un d’eux était précisément Philippot. Il a mené certaines des principales mobilisations sous le slogan de « Liberté » et avec des slogans qui allaient à l’encontre du président Macron et de la prise de décision qu’il a eu ces derniers mois, notamment concernant les mesures contre la crise sanitaire.

Mais tous les Français ne pensent pas de la même manière. En effet, différents sondages montrent un soutien majoritaire aux décisions administratives. Jeudi dernier, le média ‘Le Figaro’ a publié une étude de conseil qui indique qu’environ 67% des Français approuvent le pass santé.

Avec la majorité de son côté et malgré les protestations massives, Macron prévoit de conserver le pass sanitaire jusqu’après le 15 novembre si nécessaire.

C’est la vaccination contre le Covid-19 en France

La mesure du laissez-passer sanitaire est entrée en vigueur il y a un mois. Le certificat est un code QR qui est généré lorsqu’une personne a le calendrier de vaccination complet ou lorsqu’elle a un test d’antigène ou de PCR négatif effectué dans les 72 heures.

L’objectif de cette mesure, déjà mise en œuvre dans différents pays d’Europe et plusieurs États des États-Unis, est de stimuler la vaccination. En France, 67,3% de la population dispose déjà du schéma complet de vaccination Covid-19.

De son côté, les hospitalisations pour Covid-19 ont baissé. Samedi, 10 654 personnes étaient hospitalisées et 2 223 en réanimation. Au cours des dernières 24 heures, il y a eu 85 décès dus au coronavirus et 13 300 ont été testés positifs pour l’épidémie.

Bien que le taux quotidien moyen de contagion au Covid-19 ait ralenti en France, le pays est aux prises avec une quatrième vague de la pandémie. Dans ce contexte, le gouvernement vise à administrer un troisième vaccin à environ 18 millions de personnes d’ici début 2022, a déclaré mardi un responsable du ministère de la Santé.

Ceci malgré le fait que l’OMS ait averti que la vaccination devrait d’abord être garantie dans les pays en développement, avant d’appliquer une troisième inoculation dans les pays développés. Surtout, car selon l’organisme il n’y a toujours pas de support scientifique qui prouve qu’une dose de rappel augmente la protection contre le Covid-19.

Avec EFE, AFP et Reuters