Un nouveau décès en Nouvelle-Calédonie porte à six le nombre de morts depuis le début des troubles

Un homme est décédé vendredi dernier en Nouvelle-Calédonie dans un incident sous enquête qui porte à six le nombre de décès dans l'outre-mer français en raison de l'extension des listes électorales à la nationalité française.

Le défunt est un homme qui a refusé de suivre les instructions d'un poste de contrôle mis en place dans la ville de Kaala-Gomen, au nord du territoire, pour contrôler les émeutes et a fini mort lors d'un échange de coups de feu toujours sous enquête. Deux autres personnes ont été blessées dans la fusillade survenue vers 15 heures et sont actuellement hospitalisées.

Le haut-commissaire français en Nouvelle-Calédonie, Louis Le Franc, a déclaré vendredi matin que malgré le fait que des manifestants aient incendié une école et deux commerces lors de la quatrième nuit d'émeutes, on avait finalement constaté une diminution des violences sur le territoire français.

Il a toutefois confirmé que cette tendance n'était pas perceptible dans l'ensemble de la capitale, Nouméa, où il y avait encore des points précis où il y avait une « confrontation », ce qui est « inquiétant ». En fait, Le Franc lui-même a déjà reconnu que le contrôle dans certains quartiers de la capitale « n'est plus garanti », même s'il a exprimé l'espoir que le déploiement de renforts servirait à « reconquérir » ces zones de tension.

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