Economie

Matières premières, la balle d’oxygène dont l’Amérique du Sud a besoin au milieu de la crise Covid-19

Le large rebond des prix des matières premières a permis à l’Amérique du Sud, région durement touchée par la pandémie de coronavirus et étouffée par ses comptes publics malmenés, de prendre une pause.

Tout cela n’est pas une mauvaise nouvelle pour l’une des régions les plus durement touchées par la pandémie de Covid-19, du moins en termes économiques. Les bons prix des matières premières ont donné une pause à plusieurs pays d’Amérique du Sud.

Cette région fournit au monde un large éventail de «produits», allant des produits agricoles, tels que le soja ou la viande, à ceux les plus nécessaires à la fabrication de technologies et d’infrastructures, comme le lithium, le cuivre ou le minerai de fer.

El valor de estas materias primas se ha disparado en los últimos meses, debido, entre otras cosas, a que la mitigación de la pandemia impulsó la demanda mundial, que se había rezagado al comienzo de la crisis, cuando también se vio afectada la oferta de produits.

Pays qui «  célèbrent  » la flambée des prix

La hausse des prix a injecté une bonne dose d’optimisme dans les économies en difficulté de l’Argentine et du Brésil, deux greniers importants, principalement du soja, dont le prix semble ne pas avoir de plafond après avoir augmenté de 90% l’année dernière.

La Chine a augmenté ses importations de céréales, ainsi que de métaux de construction, en particulier de minerai de fer, principalement en provenance du Brésil.

D’autres pays comme le Pérou et le Chili, grands fournisseurs de métaux, en ont également profité, notamment le cuivre, dont le prix à la Bourse des métaux de Londres a atteint des niveaux records ces dernières semaines.

Mais pas seulement la Chine s’est lancée dans la recherche de «matières premières». La plupart des pays du monde ont entrepris une reprise, en partie grâce à d’importants plans de relance budgétaire et monétaire qui se sont accompagnés d’une augmentation des investissements dans les infrastructures.

Il y a aussi un processus croissant de décarbonation, qui passe par une réduction des énergies fossiles, l’engagement dans les énergies renouvelables et l’électrification des véhicules, comme l’explique à EFE par Paschoal Paione, gestionnaire de portefeuille et spécialiste des matières premières chez Garin Investimentos.

L’évolution vers l’économie verte a conduit à la recherche de métaux de base (comme l’aluminium, le cuivre et le nickel) et d’autres comme les terres rares ou le lithium, dont la Bolivie possède l’une des plus grandes réserves au monde.

Avec EFE