La leader du Rassemblement national (AN) ultranationaliste, Marine Le Pen, a assuré que les premiers contacts avec le nouveau Premier ministre français, François Bayrou, avaient été “plus positifs” que les premières conversations avec son prédécesseur, Michel Barnier, dont le gouvernement Il a tenu à peine trois mois après avoir perdu une motion de censure promue par la gauche et soutenue par l'AN elle-même.
Le Pen et le président de son parti, Jordan Bardella, se sont rendus ce lundi au bureau du Premier ministre au palais de Matignon pour aborder les premières négociations visant à établir une majorité parlementaire plus forte afin d'empêcher l'exécutif Bayrou de poursuivre les démarches de Barnier, étant donné que le La gauche a déjà annoncé qu'elle allait promouvoir une nouvelle motion de censure.
“La méthode est plus positive que ce que j'avais vu jusqu'à présent”, a reconnu Le Pen, qui a toutefois souligné qu'il était encore “trop tôt” pour tirer des conclusions. “J'ai trop d'expérience en politique pour me sentir apaisé avec une seule conversation”, a souligné le leader d'extrême droite, selon des propos recueillis par BFMTV.
Le gouvernement Barnier est tombé au début du mois après une motion de censure votée avec les voix de la coalition progressiste Nouveau Front populaire (NFP) et de l'extrême droite. Les premiers protestent contre le fait de ne pas avoir de Premier ministre de leur choix alors qu'ils sont le parti le plus voté au Parlement, tandis que les seconds ont abandonné Barnier en raison de leur mécontentement à l'égard des budgets.
La France a organisé des élections législatives anticipées l'été dernier, à l'issue desquelles l'Assemblée nationale s'est lancée dans une arithmétique parlementaire compliquée pour satisfaire une majorité garantissant la gouvernabilité du pays. Le président français Emmanuel Macron semble refuser de nommer un Premier ministre pro-NFP, ce qui amène la gauche à menacer de continuer à proposer des motions de censure.